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DEVENIR A LONG TERME DES MALADES TRAITES PAR LIGATURES DE VARICES OESOPHAGIENNES (LVO) (1) O Nouel, (1) B David, (1) M Le Bris, (1) M Dartois-Hoguin, (1) D Boutroux, (1) X Guillery (1) Hépato-gastroentérologie, CH, St-Brieuc Mots clés : Le but de cette étude rétrospective était de déterminer le devenir de patients cirrhotiques après LVO en prophylaxie secondaire. Nous avons inclus 68 patients cirrhotiques ayant eu des LVO d'avril 93 à décembre 98, suite à une hémorragie digestive variqueuse. Il s'agissait de 18 femmes, 50 hommes d'âge moyen 60 ans. La grande majorité des cirrhoses étaient d'origine alcoolique (63/68), les autres avec hépatite C (2), hépatite B (1), auto-immune (1), hémochromatose (1). 35 % des malades étaient CHILD PUGH A, 34 % B, 31 % C. Les LVO étaient effectuées avec le système BARD (avec overtube) puis avec le système SPEEDBAND (5 élastiques) à partir de novembre 95. La première séance était réalisée dans les jours suivant l'hémorragie (traitée par sclérose et Octréotide) puis tous les 15 jours jusqu'à l'éradication. Le nombre moyen de séances nécessaires pour obtenir l'éradication était de 3 (10 élastiques en moyenne). Aucun malade n'a reçu de Propranolol en traitement associé. La mortalité de la procédure a été nulle. Un malade a présenté une perforation due à l'overtube, 5 malades ont fait des hémorragies bénignes à 8 J par chute d'escarres (morbidité 9 %). Il n'y a pas (en dehors de ces 5 cas) de récidives précoces durant la période d'éradication. En raison de la résurgence des varices durant la première année de suivi, 19 (27 %) patients ont nécessité de nouvelles LVO, l'éradication étant obtenue en moyenne en 2 séances (8 élastiques). Le nombre des récidives à 1 an (si on exclut les chutes d'escarres) était de 6 % (4 épisodes). La survie à long terme était de 74 % à 1 an (50 vivants/68), de 57 % à 3 ans (39/68), de 41 % à 5 ans (15/36), les décès survenant soit par une hémorragie (27 %) soit par insuffisance hépatique et/ou syndrome hépato-rénal (38 %), soit par cancers hépatiques ou extra-hépatiques (35 %). Conclusions1) Après LVO, une hémorragie survient dans 20 % des cas, mortelle dans 72 % des cas. 2) 27 % des patients ont nécessité de nouvelles séances de LVO. 3) Dans cette série, les complications sont particulièrement rares (9 %). 4) La cirrhose reste une maladie grave puisque 26 % des malades sont décédés à 1 an, 43 % à 3 ans, 59 % à 5 ans, soit d'hémorragie, soit d'insuffisance hépato-cellulaire terminale, soit de cancers. Gastroentérologie clinique & biologique 2001; 25, HS1, 0399-8320 |
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