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Société Nationale Française de Gastro-Entérologie Envoyer à un ami Imprimer

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Lundi 26 mars 2001
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PA72

L'ECHOENDOSCOPIE EN FRANCE EN 1999 : RESULTATS D'UNE ENQUETE PROSPECTIVE NATIONALE DE LA SOCIETE FRANCAISE D'ENDOSCOPIE DIGESTIVE (S.F.E.D.)

 

(1) T Helbert, (1) B Napoléon, (1) L Palazzo, (1) JM Canard, (1) R Dumas, (1) J Escourrou, (1) G Gay, (1) M Giovannini, (1) M Greff, (1) JC Grimaud, (1) J Lapuelle, (1) B Marchetti, (1) T Ponchon, (1) JF Rey, (1) D Sautereau
(1) S.F.E.D.


Mots clés :
100 Echoendoscopie
91 Diagnostique
3 Epidémiologie (Sauf Cancer)

Le but de ce travail a été de compléter les données recueillies en 98 sur les différentes particularités de l'échoendoscopie en France.


Matériel et méthodes


De manière identique à l'étude de 1998, une enquête prospective réalisée en septembre-octobre 1999 auprès de l'ensemble des gastro-entérologues français (n = 2 858) a permis de recueillir les données concernant les écho-endoscopies effectuées sur 2 jours ouvrables fixés préalablement pour chacun des médecins. 1 082 réponses complètes ont permis d'analyser 7 276 dossiers patients. L'échantillon en 1999 était d'emblée représentatif sur le sexe, l'âge, la région et le mode d'exercice, et il n'a pas été nécessaire d'effectuer un ajustement statistique.


Résultats


48 039 écho-endoscopies ont été réalisées en 1999 (soit 2,3 % des endoscopies effectuées). Elles ont concerné 53 % de femmes pour 47 % d'hommes (âge moyen 61 ans). Il s'agissait de nouveaux patients dans 81 % des cas. 57 % des patients présentaient des pathologies multiples (ASA > 1) contre seulement 40 % de ceux ayant eu une gastroscopie ou une coloscopie. 55 % des examens ont été réalisés en clinique privée, 42 % à l'hopital et 3 % en cabinet. Dans 45 % des cas les EE étaient réalisées en ambulatoire (55 % en hospitalisation). 58 % des EE concernaient la sphère biliopancréatique pour 24 % d'oesogastrique, 11 % d'anorectale et 7 % de ponction. 87 % des examens étaient réalisés sous anesthésie générale. Les indications étaient essentiellement posées par un autre gastroentérologue (48 %), par un chirurgien (22 %) ou par le médecin traitant (20 %). Concernant les écho-endoscopies bilio-pancréatiques, il s'agissait préférentiellement du bilan d'un ictère ou d'une angiocholite (25 %), du bilan d'extension d'un cancer (19 %), de douleurs abdominales d'origine indéterminée (19 %), d'un bilan de pancréatite (10 %) ou d'une surveillance de cancer (7 %). Un autre examen était rarement réalisé dans la même séance qu'il soit thérapeutique (6 % de CPRE) ou diagnostique (4 % de gastroscopie). Les EE anorectales et oesogastriques concernaient essentiellement un diagnostic ou un suivi de cancer (68 et 40 % respectivement). Les EE biliopancréatiques retrouvaient (plusieurs diagnostics possibles) : une lithiase vésiculaire isolée (25 %), un calcul cholédocien (22 %), un cancer biliaire, ampullaire ou pancréatique (21,5 %), une pancréatite aiguë et/ou chronique (20 %), un kyste pancréatique (17 %) ou un problème plus rare (10 %). Aucune complication n'a été observée. Ceci n'a pas de grande signification puisque moins de 200 dossiers ont été recueillis durant ces deux jours.


Conclusion


Les EE sont le plus souvent réalisées en hospitalisation ce qui est en relation avec la lourdeur des malades (57 % > ASA 1) et des pathologies examinées (dans 61 % des cas pour cancer digestif, pancréatite ou obstacle biliaire). Les indications biliopancréatiques restent majoritaires (58 %) ; la ponction se développe (7 %).


Gastroentérologie clinique & biologique 2001; 25, HS1, 0399-8320

 

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