© SNFGE, 2001
Société Nationale Française de Gastro-Entérologie Envoyer à un ami Imprimer

Résumé selectionné

Lundi 26 mars 2001
Tronc Commun 1 : Endoscopie - Imagerie
AS17

COAGULATION AU PLASMA D'ARGON : ETUDE PROSPECTIVE DES COMPLICATIONS

 

(1) H Lamouliatte, (1) H Boubekeur, (1) F Zerbib, (1) JF Blanc, (1) F Cordet
(1) Service d'Hépato-Gastroentérologie, Hôpital Saint-André, Bordeaux


Mots clés :
92 Thérapeutique
93 Complications
98 Côlon - Rectum

La coagulation au plasma d'argon (CPA) prend la place de la photocoagulation laser dans la plupart de ses indications en raison de sa plus grande simplicité d'utilisation et d'un taux de complications présumé inférieur. Le but de cette étude était d'évaluer prospectivement les complications de la CPA.


Méthodes


Du 1/1/99 au 30/06/2000, toutes les séances de CPA faites avec le coagulateur ERBE APC 300 ont été incluses dans l'étude. Les items suivants étaient précisés : les douleurs nécessitant des antalgiques et/ou des explorations complémentaires, la survenue d'une hémorragie, d'une perforation et/ou de tout autre événement intercurrent dans les 2 semaines suivant la séance.


Résultats


129 malades consécutifs, 78 hommes et 51 femmes, d'âge moyen 69 ± 13 ans ont été traités dont 57 (44,2 %) avec polype(s) recto-colique(s) ou polypose familiale opérée, 23 (17,8 %) avec tumeur villeuse recto-colique, 23 (17,8 %) avec lésion(s) angiodysplasique(s), 11 (8,5 %) avec tumeur maligne, 11 (8,5 %) avec rectite radique, 4 avec lésions diverses. Au total, 403 séances ont été pratiquées soit 3,1 (de 1 à 7) en moyenne par malade. 362 (89,8 %) séances ont été faites sous anesthésie générale au propofol. 7 (1,74 %) complications sont survenues : 2 (0,5 %) hémorragies (une minime, une modérée) n'ayant pas nécessité de transfusion sanguine, 1 (0,25 %) perforation du colon gauche pour une CPA d'une tumeur villeuse du caecum, 1 (0,25 %) explosion du rectum au cours d'une CPA d'une tumeur villeuse rectale après préparation par lavement, 3 (0,74 %) complications infectieuses (une angiocholite, une appendicite aiguë après CPA d'un polype du bas-rectum, une diverticulite sigmoïdienne après CPA d'un polype sus-anal). Seulement 3 (0,74 %) complications (2 hémorragies et 1 explosion) sont directement reliées à la CPA. 2 (0,50 %) malades avec rectite radique et micro-rectie ont posé le problème de douleurs abdominales sévères en rapport avec une distension abdominale importante.


Conclusion


Dans cette étude, la CPA a une très bonne tolérance et un taux de complications très faible. Cette innocuité associée à son efficacité confirme tout l'intérêt de cette méthode d'avenir.


Gastroentérologie clinique & biologique 2001; 25, HS1, 0399-8320

 

Envoyer à un ami Imprimer
© SNFGE, 2001