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Société Nationale Française de Gastro-Entérologie Envoyer à un ami Imprimer

Résumé selectionné

Lundi 26 mars 2001
Tronc Commun 2 : Oesophage - Estomac
AE34

EVOLUTION DE L'INCIDENCE ET DU PRONOSTIC DU CANCER DE L'OESOPHAGE DANS LE FINISTERE ENTRE 1984 ET 1993

 

(1) F Lenormand, (1) JM Cauvin, (1) M Le Berre, (1) JB Nousbaum, (1) C Vaucher, (1) K Bideau, (1) M Robaszkiewicz, (1) H Gouérou
(1) Registre des Tumeurs digestives du Finistère et Service d'Hépato-gastroentérologie, CHU de la Cavale Blanche, Brest


Mots clés :
64 Epidémiologie
65 Oesophage
63 Traitement, Pronostic


Objectifs


Le pronostic du cancer de l'œsophage est sombre en raison d'un diagnostic tardif. Les modalités de la prise en charge thérapeutique des cancers de l'œsophage ont évolué au cours des 20 dernières années. L'objectif de cette étude a été d'analyser à partir des données du registre des tumeurs digestives du Finistère l'évolution de l'incidence, de la prise en charge et du pronostic du cancer de l'œsophage sur une période de 10 ans.


Méthode


Tous les nouveaux cas de cancer de l'œsophage recensés par le registre des tumeurs digestives du Finistère entre 1984 et 1993 ont été analysés. Les taux d'incidence ont été calculés par sexe et par périodes de 5 ans. Le pronostic a été étudié par analyse de la survie (date de point 32/12/1998) selon la méthode du logrank.


Résultats


1611 patients porteurs d'un cancer de l'œsophage (dont 1437 carcinomes épidermoïdes, 101 adénocarcinomes) ont été recensés. L'incidence standardisée sur la population mondiale du cancer de l'œsophage était de 25,3/105 habitants chez l'homme et de 1,3/105 habitants chez la femme. Le taux de variation annuelle de l'incidence était de 0,6 + 1,6 % (NS) chez l'homme et de 5,0 + 2,3 % (p < 0,05) chez la femme. Au cours des dix années, l'incidence du carcinome épidermoïde a diminué de 8,3 %, celle de l'adénocarcinome a augmenté de 20 %. Une amélioration significative de la médiane de survie des cancers a été notée au cours des 10 années : 8,2 mois (1984-88) vs 11,4 mois (1989-93). Parallèlement il était observé un raccourcissement du délai diagnostique (3,1 + 3 mois vs 2,3 + 2,5 mois respectivement), de la hauteur tumorale initiale (5,5 + 3,0 cm vs 4,9 + 2,7 cm respectivement), de la répartition entre stades tumoraux, ainsi qu'une augmentation du nombre d'exérèses chirurgicales à visée curative (118 vs 234 cas respectivement) et du recours à la radiochimiothérapie (124 vs 317 cas respectivement).


Conclusion


L'incidence du cancer de l'œsophage ne diminue pas dans le Finistère, contrairement à ce qui est observé dans d'autres régions françaises. Une amélioration du pronostic du cancer de l'œsophage a été notée ; elle est probablement multifactorielle, secondaire à un diagnostic plus précoce et à une amélioration de la prise en charge thérapeutique.


Gastroentérologie clinique & biologique 2001; 25, HS1, 0399-8320

 

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