© SNFGE, 2001
Société Nationale Française de Gastro-Entérologie Envoyer à un ami Imprimer

Résumé selectionné

Lundi 26 mars 2001
Tronc Commun 3 : Cancérologie (1)
AC67

DETERMINATION DU PHENOTYPE MSI (RER) DANS LES CARCINOMES COLORECTAUX : RELATION ENTRE L'EXPRESSION DES PROTEINES HMLH1 ET HMSH2 ET LES CARACTERISTIQUES ANATOMOCLINIQUES. A PROPOS DE 273 CAS

 

(1) C Chapusot, (1) L Martin, (1) N Mungra, (1) D Rageot, (1) F Piard , (2) AM Benhamiche, (2) J Faivre
(1) Service d'Anatomie Pathologique, CHU Dijon
(2) Registre des cancers digestifs de Côte d'Or, Faculté de Médecine, Dijon


Mots clés :
68 Côlon, Rectum
88 Noyau, Expression Des Gènes, Transfert Des Gènes
62 Dépistage, Prévention, Diagnostic


But


Environ 15 % des cancers colorectaux présentent une instabilité des microsatellites (phénotype MSI). Cette instabilité est liée à l'inactivation d'un des gènes de réparation de l'ADN et se traduit généralement par une extinction totale du signal immunohistochimique. De récentes études suggèrent que l'immunohistochimie (IHC) constituait une méthode alternative à la biologie moléculaire pour la détermination de ce phénotype. Le but de notre travail a été d'établir par cette technique les relations entre l'expression des protéines hMLH1 et hMSH2 et les caractéristiques anatomocliniques des patients porteurs d'un cancer colorectal.


Méthodes


273 patients opérés d'un adénocarcinome colorectal entre janvier 1996 et décembre 1999 ont été inclus dans cette étude. La détection immunohistochimique a été effectuée à l'aide des anticorps anti-MLH1 (clone G168-15) et anti-MSH2 (clone G 219-1129) sur des coupes de tissus fixés dans du formol 10 % et inclus en paraffine. La muqueuse colique saine a servi de témoin positif. Une régression logistique a permis d'identifier les facteurs associés à la présence d'un phénotype instable.


Résultats


En muqueuse normale, chaque anticorps marquait le noyau des cellules de la partie basse des cryptes. Pour les carcinomes, l'extinction totale du signal d'au moins une protéine permettait de définir le phénotype MSI+. Parmi les 273 adénocarcinomes étudiés, 37 étaient instables en IHC (13,6 %). Trois facteurs étaient indépendamment associés à la présence d'un phénotype instable : la localisation tumorale (OR = 1 côlon gauche, OR = 9, 30 côlon droit) ; la présence d'infiltrat lymphoïde (OR = 1 infiltrat en traînée, OR = 13,60 sous forme de follicules) ; la différenciation de la tumeur (OR = 1 différenciation faible, OR = 0,12 différenciation moyenne ou élevée).


Conclusion


Les résultats de notre étude en IHC sont conformes aux données des travaux antérieurs utilisant la biologie moléculaire . L'IHC est une technique rapide, reproductible, et moins onéreuse qui peut remplacer la technique actuelle de biologie moléculaire dans la recherche du phénotype MSI. Elle permettrait ainsi au pathologiste de contribuer au typage moléculaire de la maladie et de renforcer son rôle dans le choix de la stratégie thérapeutique la plus adaptée pour la prise en charge du patient.


Gastroentérologie clinique & biologique 2001; 25, HS1, 0399-8320

 

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