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LYMPHOMES GASTRIQUES (LG) DE FAIBLE MALIGNITE DU MALT OPERES : COMPARAISON DES RESULTATS DE L'ECHOENDOSCOPIE (EE) ET DE L'EXAMEN ANATOMO-PATHOLOGIQUE DE LA PIECE OPERATOIRE (1) JL Legoux, (2) L Palazzo, (3) A Lavergne, (4) V Maunoury, (5) L Bedenne, (6) O Bouché, (7) A Ruskoné-Fourmestraux, pour le Groupe d'Etude des Lymphomes Digestifs (GELD) et la Fondation Française de Cancérologie Digestive. (1) Hépato-Gastroentérologie, CHU de Bordeaux-Pessac (2) Clinique Turin, Paris (3) CHU de Lille (4) Dijon (5) Reims (6) Hôtel Dieu, APHP, Paris (7) Anatomo-Pathologie, Hôpital Lariboisière, APHP, Paris Mots clés : Dans le cadre de l'étude nationale prospective multicentrique du GELD (1), certains LG de faible malignité de type MALT n'ont pas régressé après éradication de Helicobacter pylori (Hp) et pour la plupart ont été opérés. La valeur prédictive de l'EE sur la réponse de ces lymphomes à l'éradication de Hp a déjà été démontrée. En revanche, aucune étude n'a comparé les résultats de cet examen, dans le bilan pré-opératoire, aux données histologiques des pièces de résection. Matériel et méthodesLes 24 patients porteurs d'un LG de faible malignité de type MALT, n'ayant pas régressé après éradication de Hp, et ayant subi une gastrectomie, avaient bénéficié, dans le cadre de leur suivi après antibiothérapie, dans les semaines précédant la chirurgie, d'une EE avec un appareil sectoriel rotatif OLYMPUS EUM 20 et EUM 30 (n = 22) ou un appareil linéaire PENTAX (n = 2). La comparaison a été effectuée sur les données des compte-rendus d'EE et d'anatomo-pathologie (de chaque centre et du comité de relecture pour l'histologie). Résultats24 cas, explorés dans 16 centres, de LG localisés de faible malignité et opérés (gastrectomie totale) ont été étudiés : 18 H, 6 F ; âge : 57,4 ± 8 ans. Le délai entre l'EE et la résection était en moyenne de 5,6 mois (extrêmes 4 à 7,5). Lorsque l'EE montrait une lésion fundique, elle ne se trompait pas sur l'extension en surface. Lorsque la lésion semblait à prédominance antrale, une extension à distance purement microscopique non vue en EE était fréquente (63 %). Pour l'extension ganglionnaire, la sensibilité de l'EE était de 71 % et la spécificité de 50 %. ConclusionAprès éradication de Hp, l'EE des LG n'ayant pas régressé apparaît moins performante que lors du bilan initial. Elle ne permet pas d'évaluer l'extension en surface des lésions antrales et de guider la décision d'une gastrectomie partielle. Si l'évaluation de l'extension ganglionnaire est voisine de celle obtenue par l'EE dans les adénocarcinomes gastriques, l'évaluation de l'extension en profondeur est décevante dans ce groupe ; un risque important de sous-évaluation par l'EE, peut-être dû au traitement antibiotique, doit être pris en compte lors du choix thérapeutique. Gastroentérologie clinique & biologique 2001; 25, HS1, 0399-8320 |
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