Résumé selectionné |
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PREVALENCE DES MUTATIONS DU GENE CFTR AU COURS DES PANCREATITES CHRONIQUES IDIOPATHIQUES (1) F Maire, (1) F Trivin, (1) D Malka, (1) P Lévy, (1) P Ruszniewski , (2) T Bienvenu, (2) C Aquaviva (1) Fédération Médico-Chirurgicale de Gastroentérologie, Hôpital Beaujon, Clichy (2) Laboratoire de Biochimie et Génétique Moléculaire, Hôpital Cochin, Paris Mots clés : La prévalence des mutations du gène cystic fibrosis transmembrane conductance régulator (CFTR) serait augmentée au cours des pancréatites chroniques (PC) idiopathiques. Le but de notre travail était d'évaluer dans une étude française prospective la prévalence des mutations CFTR dans une série homogène de malades ayant une PC idiopathique. Malades et méthodesVingt-huit malades (19 H, 9 F) d'âge moyen 35 ans (extrêmes : 16-60) ayant une PC idiopathique étaient étudiés. Les autres causes de PC étaient exclues par un bilan exhaustif (consommation d'alcool < 40 g/j, bilan lipidique, calcique, auto-immun normal, sérologie VIH négative, absence de mutation du gène du trypsinogène cationique, absence d'obstacle canalaire à l'imagerie pancréatique). Aucun malade n'avait de signes cliniques ou d'histoire familiale évocateurs de mucoviscidose. Un consentement éclairé était obtenu pour chaque malade. La recherche des mutations CFTR était réalisée par « oligonucleotid ligation assay » (Perkin Elmer Biosystems, CA, USA), dépistant 31 mutations du gène CFTR (dont les 24 plus fréquentes dans le monde). RésultatsHuit mutations du gène CFTR étaient détectées chez 7 malades (25 %) : mutations &Dgr; F508 (n = 2), L997F (n = 2), variants 5T (n = 2) ou E528E (n = 2). Un malade était hétérozygote composite &Dgr; F508/L997F. Aucun malade n'avait deux mutations majeures. Dans le groupe des malades ayant au moins une mutation, l'âge moyen au diagnostic de la PC était de 29 ans (extrêmes : 19-60) vs 38 ans chez les malades sans mutation identifiée (p = 0,05). La prévalence des mutations du gène CFTR était de 50 % chez les malades de moins de 35 ans et de 6 % chez les malades âgés de 35 ans et plus (p < 0,05). La comparaison des 2 groupes (avec ou sans mutation) montrait que la gravité des poussées de pancréatite aiguë (scores de Ranson et de Balthazar) était identique. Les pseudokystes (0 vs 14 %) et les calcifications pancréatiques (29 vs 33 %) étaient rares dans les 2 groupes, de même que l'insuffisance pancréatique exocrine (14 vs 24 %) et endocrine (0 vs 14 %), ceci étant lié à la durée courte d'évolution de la PC (2 vs 6 ans). ConclusionCe travail prospectif dans une série homogène de malades ayant une PC idiopathique montre qu'un quart des malades a au moins une mutation du gène CFTR, prévalence supérieure à celle observée dans la population générale. L'existence d'une mutation semble être un facteur déterminant de la survenue à un âge précoce de la PC. Gastroentérologie clinique & biologique 2001; 25, HS1, 0399-8320 |
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