Résumé selectionné |
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INTERET DE LA NIFEDIPINE LP EN PREVENTION DE LA PANCREATITE AIGUE POST-CPRE : ETUDE PROSPECTIVE RANDOMISEE EN DOUBLE AVEUGLE (1) J Amaris, (1) F Prat, (1) J Fritsch, (1) AD Choury, (1) G Pelletier, (1) C Buffet , (2) B Ducot (1) Service des Maladies du Foie et de l'Appareil Digestif, CHU de Bicêtre, Le Kremlin-Bicêtre (2) INSERM U292, CHU de Bicêtre, Le Kremlin-Bicêtre Mots clés : La pancréatite reste la complication la plus fréquente du cathétérisme rétrograde de la papille de Vater. Il n'existe aucun traitement préventif reconnu comme efficace, économique et simple d'emploi. Certains inhibiteurs calciques pourraient prévenir le développement de pancréatites expérimentales. Nous avons étudié l'intérêt de la nifédipine LP dans cette indication clinique. Les patients devant bénéficier d'une CPRE étaient incluables. Les patients prenant déjà des inhibiteurs calciques et ceux ayant une pancréatopathie évolutive douloureuse étaient exclus. La nifédipine ou le placebo étaient administrés en double aveugle à raison d'un comprimé dans les 3 heures précédant la CPRE et d'un comprimé dans les 6 heures suivant le geste. Le critère de jugement principal était le nombre de cas de pancréatites post-CPRE (douleur débutant moins de 12h après le geste, durant au moins 12h et hyperamylasémie et/ou hyperlipasémie > 3N) ; le critère secondaire était le taux de douleurs post-CPRE durant au moins 12h. 155 patients (85 hommes, 70 femmes, d'âge moyen 65,8+/-18,2 ans -extrêmes 23-97) ont été inclus. Le geste réalisé était une CPRE diagnostique dans 40 cas, une sphinctérotomie biliaire seule dans 31 cas, une sphinctérotomie avec extraction de calculs dans 39 cas, une pose de prothèse dans 37 cas, une sphinctéroclasie dans 5 cas, un autre geste dans 3 cas. Les groupes nifédipine (NIF = 76 patients) et placebo (PLA = 79 patients) étaient comparables. Un seul cas de pancréatite « grave » (plus de 3 critères de Ranson) était observé, dans le groupe PLA). La pancréatite post-CPRE était aussi fréquente dans les 2 groupes (NIF : 10 patients, 13 % ; PLA : 14 patients, 17,7 %, p = 0,4). La fréquence des douleurs n'était pas non plus différente entre les 2 groupes. Les facteurs de risque de pancréatite aiguë post-CPRE étaient la wirsungographie (p = 0,06), la précoupe (p < 0,01) et l'existence d'une difficulté de cathétérisme (p < 0,001). Seule la difficulté du cathétérisme restait indépendamment et significativement prédictive de pancréatite en étude multivariée. L'âge > 70ans était un facteur de faible risque de douleur post-CPRE et la difficulté du cathétérisme un facteur de risque accru de douleur. Ces 2 critères restaient significatifs en étude multivariée (âge > 70 ans : OR = 0,14 ; difficulté : OR = 4,9). 26 malades avaient un protocole incomplet (une seule prise de médicaments ou prélèvements insuffisants). Une analyse complémentaire a porté sur les 129 dossiers complets. Les taux de pancréatite n'étaient pas différents entre NIF et PLA. La seule variable prédictive indépendante du risque de pancréatite était la difficulté de cathétérisme (OR = 4,17). En conclusion, cette étude n'a pas permis de mettre en évidence une modification du taux de pancréatites post-CPRE par la prise de nifédipine, même lorsque le geste était encadré de 2 prises médicamenteuses. Il est peu probable que l'absence de différence soit due à un manque de puissance de l'étude. Gastroentérologie clinique & biologique 2001; 25, HS1, 0399-8320 |
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