Résumé selectionné |
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LE GENE DU TRYPSINOGENE CATIONIQUE EST-IL MUTE CHEZ LES MALADES PORTEURS D'UNE PANCREATITE CHRONIQUE NON ALCOOLIQUE NON HEREDITAIRE ? RESULTATS D'UNE ETUDE MULTICENTRIQUE EUROPEENNE (1) P Ruszniewski, (1) P Lévy, (1) P Hammel, (2) JM Chen, (2) C Ferec, (3) L Le Bodic, (4) M Robaszkiewicz, (5) A Andriulli, (6) P Deprez (1) Fédération Médico-Chirurgicale d'Hépato-Gastroentérologie, Hôpital Beaujon, Clichy (2) Centre de Biogénétique, Hôpital Universitaire, ETSBO, Brest (3) Clinique des Maladies de l'Appareil Digestif, Hôpital Laennec, Nantes (4) Service d'Hépato-Gastroentérologie, Hôpital de la Cavale Blanche, Brest (5) Division de Gastroentérologie, Casa Sollievo della Sofferenza Hospital, San Giovanni Rotondo, Italie (6) Unité de Gastroentérologie, Cliniques Universitaires St-Luc, Bruxelles, Belgique Mots clés : Position du problèmeDeux mutations faux-sens (R 122 H et N 29 I) du gène du trypsinogène cationique (Trycat) ont été mises en évidence chez les sujets atteints de pancréatite chronique héréditaire (PCH). Le rôle éventuel de ces mutations chez les sujets atteints de pancréatites chroniques sporadiques non alcooliques non héréditaires (PCNA) demeure controversé, surtout parce qu'elles n'ont été cherchées que dans des cohortes très limitées. Malades et méthodesL'étude complète de la séquence codante et des introns/exons du gène du Trycat a été réalisée par électrophorèse en gradient de gel dénaturant chez 312 malades (166 Français, 129 Italiens et 17 Belges), porteurs d'une PCNA, sans antécédents familiaux, ayant donné leur consentement éclairé. La même étude était réalisée sur 400 chromosomes témoins. RésultatsLa mutation N 29 I n'était trouvée chez aucun malade ; la mutation R 122 H (CGC → CAT) était présente chez un seul malade. Le variant A16V (signal peptide de site de clivage) était présent chez 2 malades. Des mutations faux-sens ou silencieuses non décrites jusqu'ici étaient trouvées chez 8 malades (N 246 N : AAC → AAT : n = 3 ; P 36 R : CCC → CGC : n = 1 ; E 79 K : GAA → AAA : n = 1 ; G83E : GGG → GAG : n = 1 ; K 92 N : AAG → AAT : n = 1 ; V 123 M : GTG → ATG : n = 1). A l'exception de la mutation N246N, présente à l'état homozygote et hétérozygote et sur les chromosomes témoins, toutes les autres mutations étaient hétérozygotes et absentes chez les témoins. ConclusionLes mutations du gène du Trycat sont rares (11/312, soit 3,5 %) au cours de la PCNA. Celles présentes au cours des PCH sont exceptionnelles (1/312) ; le rôle prédisposant des autres mutations faux-sens doit être précisé par des études d'association. Gastroentérologie clinique & biologique 2001; 25, HS1, 0399-8320 |
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