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ENDOSONOGRAPHIE TRIDIMENSIONNELLE DES PETITES TUMEURS DE L'ŒSOPHAGE : RESULTATS PRELIMINAIRES (1) JC Souquet, (2) A Pereira, (2) JC Cenni, (2) T Ponchon, (2) JA Chayvialle (1) Hépatogastroentérologie, Hôpital de la Croix-Rousse, 69004 Lyon (2) Fédération des spécialités digestives, Hôpital Edouard Herriot, 69003 Lyon Mots clés : ButsL'utilisation de minisondes de haute fréquence est maintenant reconnue pour évaluer en endosonographie les petites tumeurs digestives. Comme pour d'autres méthodes, l'imagerie tridimensionnelle pourrait permettre d'en améliorer encore les résultats. Le but de ce travail est de rapporter une expérience préliminaire avec des minisondes et un logiciel d'imagerie 3D. Patients et méthodesUne minisonde Olympus spécifique (12 ou 20 MHz) était introduite dans un cathéter préalablement rempli d'eau. Elle était reliée à un connecteur qui permettait son déplacement automatique à vitesse régulière dans le cathéter. L'opérateur pouvait choisir le nombre d'images (15, 20, 30 ou 40) et l'intervalle entre les coupes (0,25, 0, 35, 0, 75 ou 1 mm). Le cathéter contenant était passé par le canal opérateur d'un vidéoendoscope ; le contact acoustique était assuré par inondation œsophagienne (malade intubé) ou à l'aide d'un ballonnet fixé à l'extrémité de l'endoscope. Durant l'examen, l'opérateur pouvait, sur la console EU-IP2, choisir un examen 2 D ou un examen donnant les coupes 2D successives et une coupe longitudinale dans l'axe de l'œsophage. Les meilleures séquences, enregistrées, pouvaient ensuite être travaillées sur un ordinateur équipé d'un logiciel adéquat (Eagle Olympus). Ce dernier permettait l'obtention d'images 3D, avec rendu de surface et des mesures de volume. La méthode a été utilisée chez 12 patients, porteurs de carcinomes œsophagiens de petite taille (n = 6) ou de dysplasies sévères (n = 4) ou d'une tumeur sous-muqueuse (n = 2) avant une éventuelle mucosectomie. RésultatsLa méthode a été utilisée avec succès dans les 12 cas. Les coupes 2 D ont été de qualité au moins égale à celle obtenue avec des sondes 2D classiques. Les 9 couches ont été en particulier bien visibles à 20 MHz. Les coupes longitudinales ont été souvent l'objet d'artéfacts (mouvement éventuel de la sonde, péristaltisme œsophagien et surtout mouvements cardio-vasculaires). Ces artéfacts ont été plus marqués sur la moitié de circonférence proche du cœur. Leur nuisance a pu être atténuée en choississant des intervalles longs (0,75 ou 1 mm) entre les coupes et un nombre de coupes limité. Les images linéaires ont donné une bonne visualisation des couches et de leur rapport en profondeur avec la tumeur lorsque celle-ci était visible. Les images ganglionnaires proches de la paroi ont été très bien objectivées et leur forme a été mieux vue (coupe radiale et longitudinale). Le travail sur l'ordinateur pour obtenir des vraies séquences 3D s'est avéré long, mais a permis d'obtenir des volumes tumoraux, lorsque la tumeur est bien individualisée. ConclusionsL'imagerie 3D en endosonographie est désormais possible. Les images devraient encore s'améliorer avec la diminution des artéfacts. Les indications éventuelles (détermination du volume exact avant mucosectomie) par exemple restent à valider. Gastroentérologie clinique & biologique 2002; 26, HS1, 0399-8320 |
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