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Lundi 25 mars 2002
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PA35

PROTHESES INTESTINALES POUR OBSTRUCTION ANTRO-DUODENALE : SUIVI DE 11 PATIENTS

 

(1) JL Legoux, (1) AP Tran Nhut Thi Anh Phuong, (1) D Smith, (1) A Kerjean, (1) P Champbenoit, (1) D Collet, (1) B Masson, (1) M Amouretti, (1) P Couzigou
(1) Fédération Médico-chirurgicale de pathologie digestive, 92118 Clichy Cedex


Mots clés :
96 Estomac - Duodénum
63 Traitement, Pronostic
92 Thérapeutique


Buts


La facilité de pose et l'intérêt à court terme des prothèses métalliques intestinales a été montré par plusieurs études. Ce travail évalue leur efficacité jusqu'au décès de patients porteurs d'un cancer envahissant la région antro-pyloro-duodénale et empêchant la vidange gastrique.


Matériel et méthodes


De janvier 1999 à juillet 2000, 11 patients hospitalisés pour sténose tumorale antro-pylorique (3 cancers gastriques métastatiques) ou duodénale (4 cancers pancréatiques, 1 carcinose péritonéale d'origine colique, 1 cancer du rein droit, 1 cholangiocarcinome et 1 adénocarcinome duodénal) présentaient des signes cliniques témoignant d'une sténose gastrique, confirmée radiologiquement. Ils ont été traités par pose per-endoscopique d'une prothèse intestinale Wallstent (Boston Scientifique, France) de 18 ou 20 mm de diamètre après expansion, et de 6 à 9 cm de longueur, sous anesthésie générale avec intubation et sous scopie télévisée.


Résultats


Chez tous les patients, la pose de la prothèse était possible. Une patiente cachectique décédait 48 h plus tard sans signe infectieux ni digestif. L'alimentation était reprise chez les autres 24 h à 72 h après, sur un mode semi-liquide puis mixé. Une alimentation solide bien mâchée était possible chez 3. L'évaluation ultérieure de l'alimentation était gênée par l'anorexie associée. Les complications immédiates comportaient une septicémie à K. oxytoca et à E. coli chez un patient, une fissuration partielle de la tumeur objectivée par le contrôle radiologique, sans traduction clinique, chez un autre. Une chimiothérapie pouvait être administrée chez 6 patients, avec une survie de 2 à 11,5 mois (4,92 ± 3,7 mois). Les 5 autres ne pouvaient recevoir aucun traitement à visée carcinologique en raison de la dégradation de leur état général ; leur survie était de 2 à 60 j (26 ± 23 j). Chez un patient, une anémie par spoliation témoignait d'un saignement tumoral péri-prothétique, traité par électrocoagulation au plasma Argon en 2 séances. Dans trois cas, une seconde prothèse était posée, à 18 j (sténose du genu superius), 25 jours (prothèse impactée entre le genu superius et le genu inferius, réaxée par une prothèse de Choo de 14 cm de longueur) et à 6 mois (extension vers le haut d'un cancer antral) de la pose de la première prothèse. Un autre patient présentait un nouveau syndrome occlusif haut, à 6 mois, et n'était pas exploré en raison d'une altération majeure de l'état général (carcinose péritonéale ou obstruction de la prothèse ?).


Conclusions


Les prothèses intestinales pour sténose antro-pyloro-duodénale tumorale semblent permettre, avec une morbidité clinique de 10 %, la restauration d'une alimentation orale, au moins mixée, jusqu'à une date proche du décès des patients. Elles apparaissent comme un progrès intéressant dans la prise en charge palliative de certains cancers évolués.


Gastroentérologie clinique & biologique 2002; 26, HS1, 0399-8320

 

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