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Société Nationale Française de Gastro-Entérologie Envoyer à un ami Imprimer

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Lundi 25 mars 2002
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PA49

COLO-IRM : ETUDE DE FAISABILITE

 

(1) F Ramaholimihaso, (1) G Thiéfin, (1) G Cadiot, (2) JL Bigot, (2) C Marcus
(1) Hépatogastroentérologie, Hôpital Robert Debré, 51092 Reims
(2) Radiologie, Hôpital Robert Debré, 51092 Reims


Mots clés :
101 Diagnostique
62 Dépistage, Prévention, Diagnostic
98 Côlon - Rectum

La coloscopie virtuelle par imagerie par résonance magnétique (colo-IRM) pourrait être une alternative à la coloscopie à visée diagnostique. Sa faisabilité, sa tolérance et ses performances sont mal évaluées.


Objectifs


Evaluer la faisabilité (tolérance clinique et mise au point technique) de la colo-IRM.


Méthodes


Seize malades devant être explorés par coloscopie totale sous anesthésie ont accepté, après information orale et écrite, d'avoir une exploration par colo-IRM. La colo-IRM a eu lieu le matin de la coloscopie après préparation par PEG (4 L la veille) et régime sans résidu (3 j). Après lavement de gadolinium, le protocole d'examen IRM était : séquence scopie-IRM pour suivre la progression du lavement de gadolinium jusqu'au caecum, séquence T2, puis séquence 3-D en procubitus, puis en décubitus. Les images étaient traitées en mode multiplanaire, puis en mode endoscopie virtuelle sur une station de travail Advantage Windows (General Electrics). La colo-IRM était analysée par 2 radiologues en aveugle des résultats de la coloscopie. La qualité des images était évaluée pour chaque segment colique (6 segments par malade, examinés à 2 reprises : procubitus et décubitus). La tolérance était évaluée sur les paramètres suivants : douleur, difficulté à garder le lavement et tolérance globale mesurées sur une échelle visuelle analogique (EVA) allant de 0 à 100. La coloscopie avait lieu dans les 2 heures suivant la colo-IRM.


Résultats


La cotation médiane de la douleur était de 0 (extrêmes 0-58) (12 malades sans douleur) et celle de la tolérance globale de 4 (0-26). Aucun malade n'a signalé de difficultés à garder le lavement. Sur les 192 segments coliques analysés, la qualité des images étaient considérée excellente pour 70, correcte pour 87 et insuffisante pour 35 (rectum : 10 fois, sigmoïde : 8, transverse : 6, ascendant : 3, caecum : 8). Les problèmes techniques les plus fréquents étaient un volume d'exploration trop petit, une distension insuffisante et la présence de selles. La durée médiane de l'examen était de 33 min (16-60). La durée médiane de l'analyse des images était de 33 min (17-51). Il n'y a pas eu de difficulté particulière à faire la coloscopie après la colo-IRM. Un polype pédiculé sigmoïdien de 20 mm a été visualisé par les 2 examens. La colo-IRM n'a pas visualisé un polype caecal sessile de 6 mm chez un malade et des polypes millimétriques chez 7 malades. Il n'y a pas eu de faux positif de la colo-IRM.


Conclusion


La tolérance de la colo-IRM est excellente. La qualité des images est jugée satisfaisante pour 82 % des segments coliques examinés. Les temps d'examen et d'analyse sont acceptables. La sensibilité et la spécificité de la colo-IRM pour la détection des polypes et des cancers doivent être évaluées. Néanmois, les premiers résultats suggèrent que la colo-IRM ne permettra pas de détecter de façon fiable les petits polypes.


Gastroentérologie clinique & biologique 2002; 26, HS1, 0399-8320

 

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