Résumé selectionné |
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EFFICACITE ET TOLERANCE DES BALLONS INTRAGASTRIQUES POUR LE TRAITEMENT DE L'OBESITE NON MORBIDE (1) S Roman, (2) B Napoléon, (2) RM Bory, (2) P Guyot, (2) H D'Orazio, (2) C Vicard, (2) S Benchetrit (1) Hôpital de la Croix Rousse, 69004 Lyon (2) Clinique Jeanne d'Arc, 69008 Lyon Mots clés : La mise en place sous contrôle endoscopique d'un ballon intragastrique (BIG) a été proposée pour induire une perte de poids chez des patients dont l'obésité n'était pas assez sévère pour relever d'une chirurgie. Les expériences des années 80 avaient été marquées par un chiffre élevé de complications faisant abandonner la méthode. Nous rapportons ici notre expérience avec un nouveau BIG (Société Bioentérics) de nature différente. ButEvaluer ce nouveau BIG en terme de tolérance, de complications et d'efficacité clinique. Matériels et méthodesDe février 1998 à juillet 2001, 174 patients (14 hommes, 160 femmes ; âge moyen 37,4 ans, extrêmes : 16-61 ans) ont été inclus dans cette étude rétrospective monocentrique. Lors de la pose du BIG, le BMI moyen était de 31 kg/m2 (extrêmes : 24,8-41,5 ; répartition : BMI < 28 15,6 %, 28-35 75,2 % et > 35 sans comorbidité associée 9,2 %). L'excès de poids était en moyenne de 25,5 kg (extrêmes : 11-58). Le BIG était mis en place lors d'une gastroscopie réalisée sous anesthésie générale. Il était rempli de 450 à 600 mL de sérum physiologique. Le retrait était systématiquement conseillé à 6 mois ou envisagé plus précocément en cas d'intolérance, d'inefficacité ou d'inutilité (vidange spontanée ou perte de poids suffisante). RésultatsCent soixante dix-sept ballons ont été mis en place (3 patients ont eu 1 ballon à 2 reprises). La gastroscopie initiale était normale dans 137 cas, pathologique 40 fois (œsophagite (18 cas), hernie hiatale (7 cas), gastrite (6 cas), bulbite (6 cas), ulcère duodénal (1), autres (2)). La pose a été différée une fois (ulcère bulbaire). Dans 1 cas, un mauvais déplissement du BIG faisait réaliser dans le même temps son ablation et la pose d'un nouveau BIG. Neuf patients ont été hospitalisés 24 à 48 heures après la pose pour réhydratation en raison de vomissements. Les BIG sont restés en place en moyenne 268 jours (2-450). Dans 22 cas, le ballon a été retiré pour intolérance (moins de 1 mois après la pose dans 10 cas). Dans les autres cas l'élimination a été spontanée (38 patients) ou effectuée endoscopiquement (27 BIG étaient totalement ou partiellement dégonflés). La perte de poids a été en moyenne de 40,65 % de la surcharge pondérale (< 30 % dans 35,1 % des cas, de 30 à 50 % dans 31,3 % des cas et > 50 % dans 33,6 % des cas). Les effets secondaires ont comporté : douleurs (19 cas), vomissements durant plus de 15 jours (50 cas), pyrosis (20 cas). Les complications ont été : mineures (n = 14) : 13 fois hypokaliémie par déshydratation (+ insuffisance rénale fonctionnelle 2 fois), un ulcère angulaire ; ou sévères (n = 2) : une occlusion du grêle (BIG partiellement vidé à 8 mois, retiré sous cœlioscopie), une inhalation lors du retrait du ballon. ConclusionLa nouvelle génération de BIG est efficace et présente une faible morbidité. Celle-ci sera encore atténuée en retirant systématiquement le BIG à 6 mois et en intubant les patients lors du retrait. Des études complémentaires sont nécessaires pour mieux adapter le volume de remplissage. Gastroentérologie clinique & biologique 2002; 26, HS1, 0399-8320 |
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