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L'AMPULLECTOMIE CHIRURGICALE : UN TRAITEMENT SUR ET COMPLET DES LESIONS BENIGNES AMPULLAIRES (1) A Sauvanet, (1) P Ponsot, (1) L Palazzo, (1) P Ruszniewski, (1) J Belghiti, (2) A Couvelard, (2) B Terris (1) Fédération médico-chirurgicale d'Hépatogastroentérologie, Hôpital Beaujon, 92110 Clichy (2) Service d'Anatomie Pathologique, Hôpital Beaujon, 92100 Clichy Mots clés : But du travailLes tumeurs bénignes de l'ampoule (TBA) peuvent être traitées par une duodénopancréatectomie céphalique (DPC) qui constitue un geste excessif, ou par ampullectomie endoscopique ou chirurgicale (AC). L'ampullectomie nécessite d'éliminer préalablement un cancer invasif et doit obtenir des marges de résection saines. Le but de ce travail était d'évaluer la faisabilité et les résultats de l'AC. Malades et méthodesDe 1995 à 2001, 10 patients (5 hommes et 5 femmes, âges extrêmes : 38-81 ans) ont eu une AC. La TBA était révélée par une angiocholite (n = 4), une pancréatite (n = 2) ou fortuitement (n = 4). Aucun malade n'avait d'antécédent de polypose. Les explorations incluaient dans tous les cas une duodénoscopie avec biopsies (faites après sphinctérotomie endoscopique 6 fois) et une écho-endoscopie (EE). Il existait une dilatation du cholédoque 8 fois et une dilatation du canal de Wirsung 3 fois. Les biopsies étaient en faveur d'un adénome en dysplasie de bas grade (n = 6), dont un associé avec des lésions de dysplasie de haut grade ou de lésions inflammatoires (n = 3), ou étaient normales (n = 1). L'EE montrait toujours une lésion limitée à l'ampoule sans adénopathie métastatique, sauf chez un malade qui avait une adénopathie suspecte après EE. L'imagerie suggérait l'existence d'un prolongement endobiliaire ou endo-wirsungien dans 5 cas. L'AC consistait en l'exérèse de la TBA par duodénotomie longitudinale avec réadossement des canaux biliaire et pancréatique à la paroi duodénale. Les malades étaient prévenus de la possibilité d'une DPC en cas de découverte d'un cancer invasif. RésultatsTrois problèmes techniques per-opératoires sont survenus (2 plaies duodénales para-pancréatiques et un repérage difficile du Wirsung du fait de sa taille < 1 mm) mais ont pu être traités sans complication ultérieure. En histologie extemporanée, il existait une extension tumorale sur la section biliaire (n = 2) ou pancréatique (n = 2) qui a nécessité une recoupe qui était saine sur une deuxième extemporanée. La taille moyenne des TBA était de 17 mm (extrêmes : 8-35). En histologie définitive, il s'agissait de 7 adénomes (5 en dysplasie de bas grade et 2 en dysplasie de haut grade), de 2 adénomyomes et d'un xanthome avec des limites de résection saines dans tous les cas. La mortalité était nulle et la morbidité de 20 % (une hémorragie digestive nécessitant une transfusion, et une fièvre inexpliquée). Avec un recul moyen de 15 mois (extrêmes : 4-52), un malade avait des symptômes (épigastralgies), un gardait une cholestase modérée, et 3 avaient une élévation de la gamma-GT (< ou = 2 N). ConclusionL'AC, combinée à l'histologie extemporanée, traite les TBA avec une faible morbidité en obtenant des marges de résection analysables et saines, en particulier sur les canaux bilio-pancréatiques. L'AC, qui nécessite une exploration endoscopique complète, constitue une alternative valable à la DPC et à l'ampullectomie endoscopique. Gastroentérologie clinique & biologique 2002; 26, HS1, 0399-8320 |
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