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Mercredi 27 mars 2002
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PC33

EXTENSION LOCOREGIONALE DES CANCERS DE L'ŒSOPHAGE : CONCORDANCE DIAGNOSTIQUE DU SCANNER ET DE L'ECHOENDOSCOPIE CHEZ 150 PATIENTS

 

(1) JM Balon, (1) C Mariette, (1) L Finzi, (1) S Fabre, (1) JP Triboulet
(1) Service de chirurgie digestive et générale, CHRU Lille


Mots clés :
1 Stratégie Clinique
9 Maladies Oesophagiennes (Hors Rgo)
95 Oesophage


But de l'étude


Le but de ce travail était d'évaluer la précision et la concordance diagnostiques du scanner et de l'échoendoscopie dans l'évaluation pré-opératoire de l'extension locorégionale du cancer de l'œsophage thoracique chez 150 patients.


Patients et méthodes


De janvier 1982 à janvier 2001, 950 patients ont été opérés dans notre service d'un cancer de l'œsophage. Parmi eux, 150 ont bénéficié au cours du bilan pré-opératoire d'un scanner et d'une échoendoscopie pour l'évaluation de l'extension locorégionale tumorale et ganglionnaire de leur cancer. Tous ces patients ont bénéficié d'une résection chirurgicale sans radio-chimiothérapie pré-opératoire et les résultats de l'évaluation scanographique et échoendoscopique ont été comparés aux données de l'examen anatomopathologique. La précision diagnostique a été calculée respectivement sur le pourcentage de patients bien classés par le scanner et l'échoendoscopie, successivement pour l'appréciation du degré d'envahissement pariétal par la tumeur (T) et pour l'envahissement ganglionnaire (N). La qualité de la concordance diagnostique de ces examens a été appréciée par l'indice de concordance k au seuil de significativité de 5 %.


Résultats


La localisation tumorale était le tiers supérieur de l'œsophage dans 16 % des cas (n = 24), le tiers moyen dans 44 % (n = 66) et le tiers inférieur dans 40 % (n = 60). Cent-cinq patients étaient porteurs d'une lésion de type épidermoïde, 42 d'un adénocarcinome et 3 d'une lésion autre (1 carcinome muco-épidermoïde, 1 association épidermoïde adénocarcinome et 1 tumeur stromale maligne). Les données scannographiques étaient les suivantes : 60 ctT1, 58 ctT2, 31ctT3, 113 ctNo et 36 ctN1 (1 donnée manquante). Les données de l'échoendoscopie étaient les suivantes : 7 usT0, 39 usT1, 49 usT2, 38 usT3, 3 usT4, 76 usNo, 59 usN1 et 2 usNx (1 donnée manquante). Pour 26 patients (17,3 %), la tumeur n'a pas pu être franchie par l'appareil. Les résultats de l'examen anatomopathologique étaient les suivants : 2 pTis, 57 pT1, 17 pT2, 63 pT3, 11 pT4, 74 pN0 et 76 pN1.


Conclusion


Le scanner et l'échoendoscopie sont complémentaires quant à l'information qu'ils apportent sur l'appréciation de l'envahissement locorégional des cancers de l'œsophage. Quand la lésion tumorale est franchissable en échoendoscopie, cet examen est le plus fiable actuellement pour apprécier l'extension tumorale et ganglionnaire, surtout pour les petites tumeurs. Quand la lésion tumorale est infranchissable, le scanner est le seul examen à pouvoir renseigner sur l'extension locorégionale et permet le dépistage des métastases à distance.


Gastroentérologie clinique & biologique 2002; 26, HS1, 0399-8320

 

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