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PERFORATIONS COLIQUES DE LA COLOSCOPIE : RESULTATS D'UNE ETUDE PROSPECTIVE PENDANT 5 ANS (29 127 COLOSCOPIES) (1) B Humeau, (1) Y Danielou, (2) D Casteuble, (2) M Ravenbakht, (2) Y Frocrain, (2) H Magois, (3) O Empinet, (3) C Houillé, (4) P Pujol, (5) J Ollivry, (5) O Zarka (1) Association des Gastroentérologues de Vendée (AGEV), Les Sables-D'Olonne (2) AGEV, Les Sables-d'Olonne, La Roche-Sur-Yon (3) AGEV, Les Sables-d'Olonne, Fontenay-Le-Comte (4) AGEV, Les Sables-d'Olonne, Les Herbiers (5) AGEV, Les Sables-d'Olonne, Challans Mots clés : ButLes perforations coliques de la coloscopie représentent la complication la plus sévère et la plus redoutée des endoscopistes. A l'époque de l'information éclairée du patient nous avons voulu déterminer la fréquence et la nature de ces perforations au cours d'une grande série prospective. MéthodesPendant 5 années consécutives, 11 gastroentérologues exerçant en secteur libéral dans un même département ont recensé toutes les complications des coloscopies qu'ils ont réalisées. Parallèlement, les anesthésistes et les chirurgiens digestifs du département ont été informés par courrier et incités à déclarer toute perforation qu'ils auraient été amenés à prendre en charge. Nous avons différencié 3 types de perforations : les perforations « directes » sigmoïdiennes, les perforations secondaires à une polypectomie, et les perforations en rapport avec une autre cause. Résultats29 127 coloscopies ont été réalisées pendant l'étude, 96 % avec anesthésie générale, 4 % sans anesthésie. 11 483 coloscopies (39 %) ont été associées à une polypectomie. Nous avons recensé 23 perforations (0,08 % des coloscopies) qui sont survenues chez 12 femmes et 11 hommes d'âge moyen 67 ± 11 ans. Vingt-deux patients ont été opérés (durée moyenne d'hospitalisation de 13 jours) et un est décédé. Douze d'entre elles ont été « directes »par perforation d'un diverticule ou dilacération de l'anse sigmoïde (0,04 % des coloscopies). Il s'agissait de 8 femmes et 4 hommes d'âge moyen 74 ans. Le diagnostic a toujours été immédiat au cours de la coloscopie et le traitement chirurgical a été effectué moins de 3 heures après le diagnostic, 6 fois par suture simple, 6 fois par résection-anastomose. Huit d'entre elles sont survenues après polypectomie (0,07 % des coloscopies avec polypectomie) effectuée à l'anse diathermique 6 fois, à la pince chaude 2 fois. Il n'y avait pas de localisation anatomique préférentielle pour ces perforations. Il s'agissait de 4 hommes et 4 femmes d'âge moyen 58 ans. Le diagnostic a souvent été fait au décours de la coloscopie, jusqu'à 40 jours après (médiane 30 heures). Le traitement chirurgical a été effectué moins de 12 heures après le diagnostic, 4 fois par suture simple, 4 fois par résection-anastomose. Les autres perforations sont survenues une fois après biopsies, une fois après passage forcé d'une sténose anastomotique et une fois diastatique en amont d'une sténose tumorale (patient décédé en postopératoire). ConclusionLes perforations coliques ont été dans notre série, exceptionnelles. Les chiffres « arrondis » de 1 perforation directe pour 2 500 coloscopies et de 1 perforation pour 1 000 coloscopies avec polypectomie peuvent être proposés comme information aux patients avant une coloscopie. Gastroentérologie clinique & biologique 2003; 27, HS1, 0399-8320 |
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