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LE SERUM DE PATIENTS ACHALASIQUES DIMINUE L'EXPRESSION DE LA NNOS DANS LES NEURONES MYENTERIQUES DU FUNDUS CHEZ L'HOMME (1) S Pimont, (2) S Bruley Des Varannes, (2) JP Galmiche, (3) JC Leneel, (4) M Neunlist (1) Pôle digestif, CHU Hôtel-Dieu, Nantes (2) CIC INSERM, INSERM U539, Pôle digestif, CHU Hôtel-Dieu, Nantes (3) Pôle digestif, Clinique Chirurgicale A, CHU Hôtel-Dieu, Nantes (4) INSERM U539, CHU Hôtel-Dieu, Nantes Mots clés : ButsL'achalasie est un trouble moteur œsophagien caractérisé par un apéristaltisme, une absence de relaxation du SIO, et dans certains cas par des troubles de relaxation de l'estomac proximal. La présence d'auto-anticorps anti-neurones myentériques et d'infiltrats inflammatoires au sein des ganglions myentériques est compatible avec une origine auto-immune. Le but de cette étude était de tester l'hypothèse que le sérum de patients achalasiques pouvait reproduire, sur du tissu sain, les modifications phénotypiques du SNE observées lors de l'achalasie et en particulier la diminution des neurones nitrergiques. Matériels et méthodesDes fragments de fundus humains provenant de pièces de résection pour cancer œsophagien ont été prélevés à distance de la tumeur. Le tissu était placé en culture organotypique en présence de sérum de patients sains (n = 5) ou de patients achalasiques (n = 16) pendant 16-18 h. A la fin de la culture, le tissu était fixé dans 4 % de paraformaldéhyde puis disséqué afin d'isoler le plexus myentérique. Le tissu était ensuite incubé avec une combinaison d'anticorps dirigés contre la neurone specific enolase (NSE), le vasoactive intestinal peptide (VIP), la substance P (SP), la choline acétyltransférase (ChAT) et la nitric oxide synthase (NOS). La proportion des différentes populations neuronales était calculée par rapport à la population totale de neurones identifiés au moyen du marquage NSE. RésultatsDans les tissus incubés avec le sérum de patients sains, les neurones immunoréactifs pour ChAT et NOS représentaient respectivement 57 ± 6 % et 41 ± 5 % de la population neuronale totale. D'autre part, 20 ± 7 % des neurones étaient positifs pour le VIP et 16 ± 4 % pour la SP. La majorité des neurones cholinergiques et des neurones nitrergiques ne contenait aucun des autres neuromédiateurs étudiés. En revanche, les neurones VIPergiques et tachykininergiques étaient majoritairement co-localisés avec d'autres neuromédiateurs (ChAT ou NOS). En revanche, après incubation avec le sérum de patients achalasiques, la proportion de neurones nitrergiques était significativement diminuée de 33 % (p < 0,05) et celle de neurones cholinergiques augmentée de 20 % par rapport au contrôle. L'analyse des sous-populations a permis d'identifier que ces variations touchaient de manière significative deux sous-populations : celle contenant NOS uniquement qui diminuait de 37 % (p < 0,05) alors que celle contenant ChAT et SP augmentait de 263 % (p < 0,05). ConclusionNos résultats montrent que le sérum de patients achalasiques induit des modifications importantes du phénotype neuronal, notamment une diminution spécifique des neurones nitrergiques. Le ou les agents du sérum responsable(s) de cet effet ainsi que leur(s) mécanisme(s) d'action restent à identifier. Gastroentérologie clinique & biologique 2003; 27, HS1, 0399-8320 |
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