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ETUDE PROSPECTIVE DES MINISONDES DE HAUTE FREQUENCE DANS L'EVALUATION ECHOENDOSCOPIQUE DES CANCERS SUPERFICIELS DE L'ŒSOPHAGE (1) O Scalone, (1) JC Souquet, (2) JC Cenni, (2) B Napoléon, (2) B Pujol, (2) T Ponchon, (2) JA Chayvialle (1) Service de Gastroentérologie, Hôpital de la Croix Rousse, Lyon (2) Fédération des Spécialités Digestives, Hôpital Edouard Herriot, Lyon Mots clés : Le développement de la mucosectomie endoscopique a souligné l'importance de distinguer, pour les cancers œsophagiens T1, ceux purement muqueux (extension ganglionnaire < 10 %) et ceux touchant la sous-muqueuse (risque d'environ 30 %). L'échoendoscopie (EE) classique (7,5-12 MHz) a montré ses limites pour cette disctinction. Les japonais ont rapporté des résultats intéressants avec des minisondes de haute fréquence. ButLe but de ce travail prospectif a donc été d'évaluer des minisondes de 20 et 30 MHz pour le bilan des « petits » cancers de l'œsophage dans une large série française. Patients et méthodesEntre 1997 et avril 1992, 55 lésions (enlevées par chirurgie (n = 15) ou résection endoscopique (n = 40)) ont été étudiées chez 46 patients. L'interprétation EE a été comparée aux résultats de l'examen de la pièce opératoire, effectué par le même anatomopathologiste pour la quasi totalité des lésions. RésultatsCes lésions (dysplasie sévère ou carcinome sur les biopsies endoscopiques) se développaient en muqueuse épidermoïde (n = 25) ou de Barrett (n = 30). Les minisondes de 20 ou 30 MHz (Olympus), introduites par le canal opérateur, ont été positionnées au contact de la lésion sous contrôle de la vue. Le contact acoustique a été assuré, soit par la méthode du ballonnet, placé au bout de l'endoscope (n = 29), soit par instillation d'eau dans la lumière, après intubation trachéale (n = 26). En EE, toutes les lésions épidermoïdes ont pu être évaluées (13 T1m, 9 T1sm, et 3 > T1) ; pour les lésions glandulaires, 14 ont été classées T1m, 9 T1sm, et 2 > T1 ; un cas a été un échec technique complet, et 5 autres, bien que uT1, n'ont pu être classées pour la distinction T1m/T1sm (artéfacts liés à un traitement antérieur par PDT n = 1, ou mauvaises conditions techniques au niveau du cardia). Des 6 tumeurs > pT1, 4 ont été bien reconnues, une sous-évaluée (uT1sm) et une non évaluée (problème technique). La précision globale a donc été de 53/55 (96 %). Pour la distinction T1 m/T1 sm, seules 42 lésions ont été évaluables (21 en muqueuse épidermoïde et 21 en muqueuse glandulaire) après élimination des tumeurs > pT1, de 2 cas où l'histologie n'a pu conclure, et de 6 cas avec problèmes techniques. La précision a été de 69 % avec 24 % de surévaluation (24 %) et 7 % de sous-évaluation. Le pourcentage a été similaire dans les groupes épidermoïde et glandulaire. La minisonde de 30 MHz est apparue meilleure que celle de 20 MHz et l'instillation d'eau supérieure à la méthode du ballonnet (71 vs 50 %). En conclusionLes minisondes ont donné des résultas intéressants bien qu'inférieurs à ceux des séries japonaises. L'exploration du cardia est apparue plus difficile que celle du corps œsophagien ; il semble falloir donner la préférence aux sondes de 30 MHz et à l'instillation d'eau pour obtenir les meilleurs résultats. Gastroentérologie clinique & biologique 2003; 27, HS1, 0399-8320 |
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