© SNFGE, 2003
Société Nationale Française de Gastro-Entérologie Envoyer à un ami Imprimer

Posters

Lundi 31 mars 2003
Posters
PA59

DETERMINANTS CLINIQUES ET SOCIO-DEMOGRAPHIQUES DE L'AMELIORATION DU PRONOSTIC DU CANCER DE L'ŒSOPHAGE. ETUDE DE POPULATION DANS LE DEPARTEMENT DU CALVADOS ENTRE 1978 ET 1997

 

(1) H Lefèvre, (1) G Launoy, (2) D Arsène, (3) J Maurel
(1) Registre des Tumeurs Digestives CHU Caen
(2) Service d'Hépato-Gastroentérologie CHU Caen
(3) Service de Chirurgie Digestive, CHU Caen


Mots clés :
63 Traitement, Pronostic
64 Epidémiologie
65 Oesophage

Le pronostic du cancer de l'œsophage est l'un des plus sombres parmi les cancers digestifs, l'épidémiologie et la prise en charge de ce cancer se sont profondément modifiées depuis 20 ans et la survie globale s'est améliorée.


Objectif


L'objectif de notre étude était d'identifier les déterminants cliniques et socio-démographiques de l'amélioration de la survie constatée durant ces 20 dernières années.


Méthodes


L'étude a porté sur l'ensemble des 1879 cas incidents de cancer de l'œsophage enregistrés entre 1978 et 1997 dans le département du Calvados. La survie globale a été estimée par la méthode actuarielle. Pour identifier les variables pronostiques ayant le plus contribué à l'amélioration de la survie au cours du temps, nous avons utilisé le test du log rank et le modèle de Cox.


Résultats


Bien qu'à long terme le pronostic reste sombre(les taux de survie à 4 ans sont de 23 % après une résection curative), il existe une baisse de 20 % du risque de décès dans la période 1988-1997 par rapport à la période 1978-1987 (p < 0,0001). Nous n'avons pas observé d'amélioration de la précocité du diagnostic ; les modifications récentes des caractéristiques épidémiologiques et sociales du cancer de l'œsophage ne contribuaient pas à l'amélioration du pronostic. Le recours à la radiothérapie et chimiothérapie concomitantes, qui a fortement augmenté durant la période de l'étude (13,9 % à 42,4 %), semble expliquer la plus grande part de cette amélioration du pronostic au cours du temps. Le risque relatif de décès lié à la période du diagnostic : 0,81 [0,73-0,89] devient non significatif en cas de traitement par chimiothérapie : 0,92 [0,83-1,02]. Même si au cours du temps le nombre de malades opérés diminue, la proportion de résections augmente : 57,7 % entre 1978-87 à 76,8 % entre 1988-97 (p < 0,0001). Le risque relatif de décès lié à la période du diagnostic chez les patients opérés : 0,79 [0,65-0,96] devient non significatif lorsqu'on tient compte du type du geste chirurgical réalisé : 0,87 [0,72-1,05].


Conclusion


Le recours plus fréquent à l'association radio-chimiothérapie et de meilleures indications chirurgicales semblent être les raisons majeures de l'amélioration du pronostic du cancer de l'œsophage dans le département du Calvados entre 1978 et 1997.


Gastroentérologie clinique & biologique 2003; 27, HS1, 0399-8320

 

Envoyer à un ami Imprimer
© SNFGE, 2003