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FACTEURS PRONOSTIQUES ECHO-ENDOSCOPIQUES DU CANCER DE L'ŒSOPHAGE TRAITE PAR RADIO-CHIMIOTHERAPIE (AVEC OU SANS CHIRURGIE) DANS L'ESSAI 9102 DE LA FEDERATION FRANCOPHONE DE CANCEROLOGIE DIGESTIVE (1) P Burtin, (2) C Milan, (3) O Bouché, (4) M Giovannini, (5) M Pelletier, (6) T Conroy, (7) O Ruget, (8) D Arsène, (9) L Bedenne (1) Service de Gastroentérologie, CHU Angers, Angers (2) FFCD, Dijon (3) Service de Gastroentérologie, CHU Robert Debré, Reims (4) Institut Paoli-Calmettes, 232, Bd Ste-Marguerite, Marseille (5) Cabinet Médical, Bourgoin-Jallieu (6) Centre A Vautrin, Vandœuvre-LesNancy (7) Clinique, Chalon-sur-Saône (8) CHU Caen (9) Service de Gastroentérologie, CHU Dijon, Dijon Mots clés : ButsRechercher l'intérêt de caractéristiques écho-endoscopiques (EES) parmi les facteurs pronostiques du cancer de l'œsophage avant radio-chimiothérapie (RT-CT) exclusive ou pré-opératoire. MéthodesEntre 1993 et 1999, l'étude FFCD 9102 a recruté 451 patients (pts) ayant une tumeur thoracique épidermoïde ou glandulaire de l'œsophage, T3-4 N0-1 M0 au scanner. Ces pts recevaient 2 cures de 5FU-CDDP associées à une RT. S'ils avaient au moins une réponse partielle et pas de contre-indication à poursuivre la RT-CT ou à être opérés, ils étaient randomisés en bras A : chirurgie ou bras B : 3 nouvelles cures de 5FU-CDDP associées à une RT [1]. Deux cent cinquante-neuf pts ont été randomisés. Il n'existe actuellement pas de différence significative de survie entre les 2 groupes (p < 0,56). L'EES à l'inclusion, non obligatoire, a été réalisée dans 38 centres, chez 174 patients inscrits dans l'essai (158 hommes, 16 femmes, âge moyen : 59,1 ± 9,1 ans). Les 71 malades non randomisés ont été conservés dans l'analyse. Les données enregistrées étaient : l'extension en profondeur, l'épaisseur maximale, la hauteur de la tumeur et le nombre d'adénopathies médiastinales et sous-diaphragmatiques. La recherche des facteurs pronostiques a été réalisée à l'aide d'un modèle de Cox, ajusté sur le centre investigateur. RésultatsLa tumeur a été franchie dans 65 % des cas. En analyse monofactorielle, le non-franchissement de la sténose et les caractéristiques EES de la tumeur n'était pas liées au pronostic. La présence d'adénopathies était de mauvais pronostic (p = 0,02) : RR = 1,81 si au moins 4 ganglions sous-diaphragmatiques (en majorité cœliaques) étaient vus en EES par rapport à tous les autres cas). Trois facteurs péjoratifs étaient isolés au cours de l'analyse multifactorielle : l'impossibilité d'une alimentation solide (OR : 1,88 ; p < 0,002), la présence d'au moins 4 ganglions sous-diaphragmatiques (OR : 2,31 ; p < 0,007) et un amaigrissement supérieur à 10 % (OR : 1,57 ; p < 0,08). Leur valeur pronostique persistait après ajustement sur le traitement reçu (chirurgie ou RT-CT). Les taux de survie à 2 et 5 ans étaient, respectivement, de 21,5 % et de 10,8 % en présence d'au moins 4 ganglions sous-diaphragmatiques et de 43,3 % et de 29,9 % dans les autres cas. ConclusionAvant radio-chimiothérapie, 3 facteurs permettent de prédire le pronostic des patients ayant un cancer de l'œsophage localement avancé : le degré de dysphagie, l'amaigrissement et les adénopathies sous-diaphragmatiques en EES. Ce dernier facteur devrait être pris en compte dans les essais à venir pour les tumeurs de ce type. Soutiens financiersARC, FLNCC, SNFGE et PHRC 1. Bedenne et al. Proc ASCO 2002 ; 21 : 130A. Gastroentérologie clinique & biologique 2003; 27, HS1, 0399-8320 |
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