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ETUDE NATIONALE RANDOMISEE (FNCLCC-FFCD 9305) DE RADIO-CHIMIOTHERAPIE (RC) DANS LES CANCERS EPIDERMOIDES DE L'ŒSOPHAGE (CEO) : RESULTATS A 5 ANS ET ANALYSE DES FACTEURS PRONOSTIQUES (1) JF Seitz, (2) J Jacob, (3) D Lapalus, (3) G Macquart-Moulin, (3) M Henry-Amar, (4) JL Raoul, (5) JY Douillard, (6) O Bouché, (7) T Conroy, (8) M Ychou, (9) A Adenis, (10) P Haegele, (11) Y Becouarn, (12) M Giovannini, (13) C Langlois (1) Gastroentérologie, Marseille (2) Gastroentérologie, Centre F Baclesse, Caen (3) Unité d'Evaluation, Institut Paoli-Calmettes, Marseille (4) Service d'Oncologie Médicale, Centre Eugène Marquis, Rennes (5) Oncologie, Centre R Gauducheau, Nantes (6) Gastroentérologie, CHU d'Angers, Angers (7) Service d'Oncologie Médicale, Centre Alexis Vautrin, Nancy (8) Service Gastroentérologie, Centre Val d'Aurelle, Montpellier (9) Oncologie, Centre O Lambret, Lille (10) Oncologie, Centre P Strauss, Strasbourg (11) Gastroentérologie, Fondation Bergonié, Bordeaux (12) Gastroentérologie, Institut Paoli-Calmettes, Marseille (13) Unité de Recherche Clinique, Centre F Baclesse, Caen Mots clés : ButsLa FNCLCC et la FFCD ont conduit de 5/1994 à 6/1998 une étude randomisée comparant chez les patients porteurs d'un CEO jugé non opérable une RC étalée classique (4 cures de 5FU-CDDP + 50 Gy/25F/5 semaines) selon le schéma nord-américain [1] à une RCC avec irradiation en split-course (même chimiothérapie + 2 séries de 20 Gy/5F). Les résultats à 3 ans montraient une réduction significative du contrôle local et de la survie, sans amélioration de la qualité de vie dans le bras split [2]. Le but de ce travail est de rapporter les résultats à 5 ans et les facteurs pronostiques pour la survie. Patients et méthodesDeux cent deux patients ont été randomisés (16 centres) ; les 2 bras étaient équilibrés en ce qui concerne l'âge, le sex ratio, l'état général (OMS), l'indice de Spitzer, l'amaigrissement, la dysphagie, l'existence de douleurs thoraciques, la localisation, la hauteur tumorale, le caractère circonférentiel, le diamètre tumoral au scanner, la classification TDM (Wurtz), et le grade histologique. RésultatsAvec un recul médian de 74 mois, les résultats à 5 ans montrent une réduction significative du contrôle local (28 vs 44 % - p = 0,01) et de la survie globale (10 vs 21 % - p = 0,047) dans le bras split-course ; les taux de survie sans métastases ne diffèrent pas (65 vs 61 % - NS). Les variables pronostiques pour la survie en analyse univariée sont : l'âge (> 70), l'indice de Spitzer (< 7), l'amaigrissement (> 15 %), le grade de la dysphagie (2-4), la hauteur tumorale (> 5 cm), le diamètre tumoral (> 10 mm), le stade de Wurtz (II-III vs I). Les 3 facteurs indépendants de mauvais pronostic en analyse multivariée sont : stade de Wurtz > I (RR = 6,94), dysphagie initialement sévère (RR = 1,65) et indice de Spitzer bas (RR = 1,53). ConclusionCes résultats confirment que la RCC split-course est moins efficace en terme de contrôle local et de survie à 5 ans que la RCC étalée classique, et suggèrent la valeur pronostique du stade tomodensitométrique, de la sévérité de la dysphagie et de l'indice d'état général de Spitzer. 1. Herskovic et al. NEJM 1992 ; 326 : 1593-8. 2. Seitz et al. Gastroenterol Clin Biol 2000 ; 24 : A22. Gastroentérologie clinique & biologique 2003; 27, HS1, 0399-8320 |
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