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Lundi 31 mars 2003
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PA66

INFLUENCE DU TYPE HISTOLOGIQUE SUR LA SURVIE ET LE PRONOSTIC DU CANCER DE L'ŒSOPHAGE

 

(1) L Finzi, (1) C Mariette, (1) S Fabre, (1) JM Balon, (1) JP Triboulet
(1) Service de Chirurgie Digestive et Générale, CHRU, Lille


Mots clés :
63 Traitement, Pronostic
65 Oesophage
1 Stratégie Clinique


Introduction


L'augmentation de la prévalence de l'adénocarcinome de l'œsophage par rapport au carcinome épidermoïde dans les pays occidentaux est bien connue. Le but de ce travail était de déterminer si cette évolution épidémiologique s'accompagne d'une modification des facteurs pronostiques et de la survie après œsophagectomie.


Méthodes


De janvier 1982 à juillet 2002, 742 patients ont bénéficié d'une œsophagectomie à visée curative, 624 fois (84,1 %) pour carcinome épidermoïde, 118 fois (15,9 %) pour adénocarcinome. Nous avons comparé ces 2 populations en terme de mortalité et morbidité postopératoires, paramètres tumoraux et facteurs pronostiques de survie.


Résultats


Le délai moyen de suivi était de 34,1 ± 37,1 [1-228] mois. Significativement plus de patients dans le groupe épidermoïde (56,7 %) ont bénéficié d'une radiochimiothérapie préopératoire (p < 0,001). Les taux de mortalité et de morbidité postopératoires étaient respectivement de 6,3 % et 38,1 % dans le groupe épidermoïde et de 4,2 % et 31,4 % dans le groupe adénocarcinome, sans différence significative (p = 0,40) et (p = 0,16). Le stade tumoral était plus avancé dans le groupe adénocarcinome, avec significativement plus de stade III (51,7 % versus 35,9 %, p = 0,001). Le pourcentage de patients pN1 étaient de 47,1 % dans le groupe épidermoïde et de 66,9 % dans le groupe adénocarcinome (p < 0,001), avec un nombre moyen de ganglions envahis de 1,4 ± 2,2 et de 3,4 ± 4,3, respectivement (p < 0,001). Les médianes de survie et les taux de survie à 5 ans étaient respectivement de 26,0 ± 2,2 mois et de 28 ± 7,2 mois et de 32 % et 33 %, respectivement (p = 0,96). Les taux de survie à 5 ans étaient respectivement de 46 % et 66 % (p = 0,036) pour les patients pN0 et de 16 % et 15 % pour les patients pN1 (p = 0,87), sans différence significative de survie par stade tumoral (p > 0,19). En analyse multivariée, les facteurs pronostiques de survie étaient différents entre les 2 types cellulaires, la dénutrition, le stade tumoral, la résection complète et le degré de réponse histologique au traitement néoadjuvant pour les épidermoïdes, la dysphagie et le degré de réponse histologique au traitement néoadjuvant pour les adénocarcinomes.


Conclusion


Les résultats sont superposables en terme de survie malgré un stade tumoral plus avancé pour les adénocarcinomes de l'œsophage. Ces tumeurs apparaissent donc de meilleur pronostic comparativement aux épidermoïdes. Le caractère type histologique-spécifique des paramètres tumoraux et des facteurs pronostiques de survie suggèrent la nécessité d'une analyse séparée de ces 2 types tumoraux dans les essais cliniques.


Gastroentérologie clinique & biologique 2003; 27, HS1, 0399-8320

 

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