Résumé selectionné |
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LES INHIBITEURS SPECIFIQUES DE LA COX2, ROFECOXIB ET CELECOXIB, POURRAIENT PREVENIR L'APPARITION DES POLYPES ADENOMATEUX. UNE ETUDE CAS-CONTROLE (1) E Rahme, (2) AN Barkun, (2) M Bardou, (3) Y Touboutni, (4) J Lelorier (1) Division of Clinical Epidemiology, Montreal General Hospital, Québec, Canada (2) Gastroenterology Unit, McGill University Health Center, Montréal, Canada (3) Research Institute, Montreal General Hospital, Montreal, Québec, Canada (4) Centre de Recherche, Université de Montréal Hôtel-Dieu, Montréal, Canada Mots clés : ButsLe cancer colo-rectal (CCR) est un des cancers les plus fréquents dans les pays industrialisés. Il se développe le plus souvent à partir de polypes adénomateux. Il a été suggéré que les inhibiteurs de la COX2 pourraient avoir un effet protecteur contre les polypes adénomateux colorectaux (PA). L'objectif de cette étude était d'évaluer la relation entre la prise d'inhibiteurs de la cyclooxygénase de type 2 (COX2), rofécoxib et célécoxib, et la présence de PA coliques. MéthodesNous avons obtenu les données démographiques, médicales et pharmaceutiques des patients âgés de 65 ans et plus ayant un examen diagnostique pour les CCR ou les PA entre avril et septembre 2001 à partir de la base de données de la Régie d'Assurance Maladie du Québec (RAMQ). La date de l'examen était appelée la date index. Tous les patients avaient au moins 8 mois de données pharmaceutiques et 4 ans de données médicales (hospitalisation et consultations externes) avant la date index. Tous les patients ont été suivis pendant 90 jours après l'examen, temps nécessaire à la confirmation d'un diagnostic. Les patients ayant eu un diagnostic de, ou un examen pour, CCR ou PA et ceux ayant été hospitalisés plus d'un jour dans les 8 mois avant la date index étaient exclus. Une régression logistique a été utilisée pour déterminer l'association entre un diagnostic de PA et au moins 90 jours d'exposition au rofécoxib, célécoxib, aux AINS non sélectifs et à l'aspirine comparativement à l'exposition au paracétamol. RésultatsUn total de 2 816 patients était indemne de CCR ou de PA lors du suivi (groupe sain), 839 patients ont eu un diagnostic de PA seul (groupe PA) alors que 219 patients avaient un diagnostic de CCR (groupe CCR). Plus de femmes avaient une examen diagnostic (62 %) mais parmi celles-ci le diagnostic de PA ou de CCR était moins fréquent que chez les hommes (24,3 % vs 32,3 % respectivement). Les facteurs indépendants associés avec un diagnostic de PA étaient un diagnostic de PA (3,7, IC 95 % [3,0-4,6]), et un diagnostic de CCR (1,6 [1,1-2,4]) dans les 8 mois à 4 ans précédant la date index. L'exposition à ≥ 90 jours de rofecoxib, celecoxib et d'AINS non sélectifs était associée avec une diminution du risque de PA (0,5, [0,3-0,8], 0,65, [0,4-0,9] et 0,45, [0,2-0,9] respectivement). Pour le rofécoxib cet effet protecteur était plus marqué (0,34, [0,1-0,9]) chez les patients avec un antécédent de PA dans la période allant de 4 ans à 8 mois avant la date index. Il n'a pas été retrouvé d'effet dose. ConclusionLes inhibiteurs de la COX2 semblent avoir un effet protecteur contre la survenue de PA, particulièrement pour les patients ayant un antécédent de PA. Gastroentérologie clinique & biologique 2003; 27, HS1, 0399-8320 |
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