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Société Nationale Française de Gastro-Entérologie Envoyer à un ami Imprimer

Résumé selectionné

Mardi 1 avril 2003
AFEF : Cancer - Biologie - Stéato-Hépatites
B0017

ESTIMATION DE L'INCIDENCE NATIONALE DES CANCERS DU FOIE EN 2000 ET DE SON EVOLUTION DEPUIS 20 ANS

 

(1) AM Bouvier, (1) J Faivre, (2) L Remontet, (2) J Estève
(1) Registre des Cancers Digestifs, INSERM EPI 0106, Faculté de Médecine, Dijon
(2) Service de Biostatistique, CHU Lyon Sud, Pierre-Bénite


Mots clés :
64 Epidémiologie
71 Foie, Voies Biliaires


Objectifs


Des études épidémiologiques récentes suggèrent que l'incidence des cancers primitifs du foie est en augmentation dans différentes régions du monde et en particulier en France. L'objectif de ce travail a été de mesurer au niveau national l'ampleur des tendances évolutives de l'incidence et de la mortalité du cancer primitif du foie entre 1980 et 2000.


Méthodes


Les données d'incidence proviennent de 11 registres départementaux de cancers appartenant au réseau Francim et les données de mortalité correspondantes ont été fournies par l'INSERM (CépiDc). Le rapport incidence/mortalité établi par sexe, par âge et par localisation dans les départements couverts par un registre a été à la mortalité de l'ensemble du territoire national.


Résultats


Le taux d'incidence France entière standardisé selon la population mondiale de référence était de 9,0/100 000 habitants chez l'homme, 1,3/100 000 chez la femme. Il existe des différences marquées d'un département à l'autre, les taux les plus élevés ont été obtenus en Alsace, les plus bas dans le Tarn et l'Hérault. Le ratio d'incidence entre ces régions se situait dans un rapport de 3 à 4. L'incidence du cancer primitif du foie a fortement augmenté chez l'homme au cours des 2 dernières décennies. Le nombre de nouveaux cas annuels est passé en 20 ans de 1 544 à 5 014. Le risque d'être atteint d'un cancer primitif du foie pour un individu âgé de 75 ans en 2000 était de 1,1 % pour les hommes et de 0,15 % pour les femmes. Pour un homme de la cohorte 1950, le risque de survenue du cancer était multiplié par 5 par rapport à la cohorte 1910. Dans le même temps la mortalité a augmenté de façon moins marquée, le risque de décès étant multiplié par moins de 2 entre ces deux cohortes respectives.


Conclusion


Ce travail permet de connaître l'ampleur du problème que représentent les cancers primitifs du foie en France. Il fait apparaître qu'il y a des disparités d'incidence et que son incidence est en forte augmentation, notamment chez l'homme.


Gastroentérologie clinique & biologique 2003; 27, HS1, 0399-8320

 

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