Résumé selectionné |
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FONCTION DU RESERVOIR COLIQUE POUR CANCER DU RECTUM : IMPACT DU TRAITEMENT ADJUVANT (1) P Gervaz, (2) S Wexner (1) Clinique Chirurgie Digestive, Hôpital Universitaire, Genève, Suisse (2) Service Chirurgie Colo-rectale, Cleveland Clinic Florida, Weston, Etats-Unis Mots clés : ButLe réservoir colique en « J » permet d'améliorer le résultat fonctionnel des anastomoses colo-anales après proctectomie pour cancer du rectum. Cependant, l'impact de la radiothérapie pré- ou postopératoire sur la fonction de ces réservoirs reste à déterminer. MéthodesDe janvier 1994 à novembre 1999, 75 patients ont bénéficié de ce type de reconstruction pour des tumeurs du bas rectum (< 10 cm de la marge anale). Vingt et un patients étaient décédés, 2 étaient perdus de vue et 2 avaient une récidive pelvienne au moment du suivi. Quarante-cinq patients sur 50 (90 %) ont répondu à un questionnaire spécifiquement construit pour évaluer la fonction sphinctérienne (continence) et la fonction du réservoir colique (évacuation). RésultatsL'âge moyen des patients était de 68 (42-88) ans et le suivi moyen était de 28 mois. Vingt-huit malades avaient été traités par chirurgie seule (groupe CHIR) et 17 malades avaient bénéficié d'une combinaison de radiothérapie pré- (13 patients) ou postopératoire (4 patients), et d'une chimiothérapie systémique (groupe RX). Les patients du groupe CHIR avaient une meilleure fonction sphinctérienne (score de continence 18,1 ± 2,9 contre 13,3 ± 4,1, p < 0,001) et une meilleure fonction du réservoir colique (score d'exonération 21,3 ± 3,7 contre 16,4 ± 3,5, p < 0,001). Les symptômes suivants étaient plus souvent rapportés chez les patients du groupe RX : sensation d'évacuation incomplète (82 % contre 32 %, p = 0,001) ; évacuation fractionnée des selles (82 % contre 32 %, p = 0,001) ; incontinence aux selles liquides (64 % contre 25 %, p = 0,01) ; et incontinence aux selles solides (47 % contre 11 %, p = 0,01). Enfin, l'analyse de régression montrait que, dans le groupe RX, la fonction sphinctérienne se péjorait avec le temps. ConclusionLa radiothérapie adjuvante est un facteur déterminant de dysfonction du sphincter anal et du réservoir colique. Ces effets négatifs sont observés même en cas d'irradiation pré-opératoire. L'irradiation du petit bassin affecte surtout la fonction sphinctérienne, qui se péjore encore davantage avec le temps. L'exclusion du canal anal du champ d'irradiation pour les tumeurs du moyen rectum constitue donc une alternative à envisager afin de préserver le bénéfice fonctionnel du réservoir colique. Gastroentérologie clinique & biologique 2003; 27, HS1, 0399-8320 |
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