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FAISABILITE ET MORBIDITE DE LA COLOPLASTIE TRANSVERSE APRES EXERESE RECTALE ET ANASTOMOSE COLO-ANALE POUR CANCER (1) C Laurent, (1) R Gontier, (1) F Bretagnol, (1) P Couderc, (1) J Saric, (1) E Rullier (1) Service de Chirurgie Digestive, CHU de Bordeaux, Hôpital Saint-André, Bordeaux Mots clés : IntroductionAprès exérèse rectale et anastomose colo-anale, le réservoir colique en « J » n'est pas techniquement réalisable chez tous les patients. Le but de cette étude était d'évaluer la faisabilité et la morbidité d'un nouveau réservoir colique, la coloplastie transverse. MéthodesD'octobre 1999 à septembre 2002, les patients traités pour un cancer du rectum justifiant une exérèse totale du mésorectum et une anastomose colo-anale ont eu une reconstruction par coloplastie transverse. L'indication n'a pas tenu compte de la voie d'abord (laparotomie ou laparoscopie), du morphotype du patient, ni du type d'anastomose (mécanique, manuelle, résection intersphinctérienne). La coloplastie consistait en une incision longitudinale du côlon en moyenne de 8 cm de long, à 4 cm de son extrémité distale. Une suture transversale du côlon était ensuite effectuée par un surjet extramuqueux au fil résorbable. Le court segment colique distal permettait de réaliser une anastomose colo-anale mécanique ou manuelle en abaissant le côlon à travers le canal anal. Une iléostomie de protection était réalisée dans tous les cas. RésultatsQuarante-neuf patients (34 H ; âge moyen 63 ans) ont eu une reconstruction rectale par coloplastie transverse. Une radiothérapie préopératoire (49 Gy) a été réalisée chez 45 d'entre eux. L'intervention a été réalisée par laparotomie dans 11 cas et par combinaison d'une voie laparoscopique et transanale dans 38 cas. L'anastomose colo-anale était située en moyenne à 2 cm de la marge anale (extrêmes : 1-4), elle était manuelle dans 45 cas et mécanique dans 4 cas. Chez tous les patients, la coloplastie a été techniquement réalisable, il n'y a pas eu d'ischémie distale peropératoire, et son abaissement à travers l'anus s'est effectué sans difficulté. La morbidité globale immédiate liée à la confection de l'anastomose colo-anale et de la coloplastie était de 24 % : 6 fistules (12 %), la majorité en regard de la suture de la coloplastie, 5 abcès pelviens isolés et 1 ischémie colique distale. La majorité des complications ont été traitées de façon médicale ou par simple drainage, 3 réinterventions ont été nécessaires. Tous les patients, sauf un décédé de maladie intercurrente, ont eu une fermeture de leur iléostomie. ConclusionLa coloplastie transverse est un nouveau type de réservoir colique, qui, à l'opposé du réservoir en « J », est techniquement réalisable chez tous les patients, y compris en cas d'obésité ou de bassin étroit. Sa morbidité, légèrement supérieure à celle du réservoir en « J », suggère de ne l'utiliser qu'en cas d'impossibilité de confection d'un « J ». Gastroentérologie clinique & biologique 2003; 27, HS1, 0399-8320 |
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