© SNFGE, 2003
Société Nationale Française de Gastro-Entérologie Envoyer à un ami Imprimer

Résumé selectionné

Mardi 1 avril 2003
SFCD : Chirurgie Colo-Rectale
D0026

UNE NOUVELLE FORME DE RESERVOIR COLIQUE APRES ANASTOMOSE COLO-ANALE : LE « H ». ETUDE PROSPECTIVE DE LA FONCTION INTESTINALE

 

(1) D Goere, (1) C Penna, (1) R Malafosse, (1) F Peschaud, (1) G Deroide, (1) B Nordlinger, (2) E Mitry
(1) Service de Chirurgie Digestive CHU Ambroise-Paré, Boulogne
(2) Service de Gastroentérologie, CHU Ambroise-Paré, Boulogne


Mots clés :
106 Techniques Chirurgicales, Dont Laparoscopie
68 Côlon, Rectum


Introduction


Plusieurs études prospectives ont montré que l'adjonction d'un réservoir colique améliorait les résultats fonctionnels après anastomose colo-anale. Après la confection d'un réservoir colique en « J », le nombre de selles par jour est diminué, mais il persiste souvent des troubles de l'évacuation. Nous avons considéré que ces troubles de l'évacuation pouvaient être dus au caractère anisopéristaltique du jambage d'aval du réservoir colique en « J ». Nous avons donc confectionné des réservoirs isopéristaltiques dits en « H » en retournant le jambage d'aval. Les résultats fonctionnels ont été comparés à ceux obtenus avec un réservoir en « J ».


Malades


Chez dix malades, un réservoir en « H » de 6 cm a été réalisé lors d'une anastomose colo-anale. La fonction intestinale était évaluée de façon prospective par un questionnaire comprenant 16 items rempli à chaque consultation. Les résultats étaient ensuite recueillis par un autre examinateur, et comparés à ceux de 10 malades avec un réservoir en « J », suivis aussi de façon prospective, appariés suivant l'âge, le sexe, le BMI, l'indication opératoire, le stade et le siège de la tumeur, le traitement complémentaire pré et post-opératoire.


Résultats


La mortalité et la morbidité ont été nulles. La fonction intestinale et notamment la fréquence des selles, la continence, les impériosités, les troubles de l'évacuation, le fractionnement des selles, la prise de ralentisseurs du transit ou de laxatifs, n'étaient pas différents entre les 2 groupes, à 3, 6, 9 et 12 mois. Ainsi, à 3 mois, des troubles de la vidange étaient constatés chez 6/10 malades dans le groupe des réservoirs en « H », contre 5/10 dans le groupe des réservoirs en « J ». Pour chacun des groupes, ces troubles s'amélioraient au cours de l'année.


Conclusion


Le réservoir colique isopéristaltique en « H » permet d'obtenir une fonction intestinale comparable à celle observée après réservoir en « J », sans améliorer les troubles de l'évacuation des selles.


Gastroentérologie clinique & biologique 2003; 27, HS1, 0399-8320

 

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