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Société Nationale Française de Gastro-Entérologie Envoyer à un ami Imprimer

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Mardi 1 avril
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PB25

ASPECTS ECHOENDOSCOPIQUES DES TUMEURS ENDOCRINES KYSTIQUES DU PANCREAS (TEKP) : ANALYSE COMPAREE ECHOENDOSCOPIE (EE)-HISTOLOGIE

 

(1) B Pujol, (1) B Napoléon, (1) M Delon, (1) JA Chayvialle, (2) L Palazzo, (3) M Barthet, (4) Ch Boustière, (5) JY Scoazec, (6) J Leborgne
(1) Gastroentérologie, Hôpital Edouard Herriot, Lyon
(2) Gastroentérologie, Hôpital Beaujon, Clichy
(3) Service de Gastroentérologie, CHU Nord, Marseille
(4) Gastroentérologie, Hôpital St-Joseph, Marseille
(5) Anatomie Pathologique, Hôpital Edouard Herriot, Lyon
(6) Chirurgie Digestive, Hôtel-Dieu, Nantes


Mots clés :
100 Echoendoscopie
1 Stratégie Clinique
69 Tumeurs Endocrines

En cas de découverte d'une lésion kystique pancréatique sans contexte de pancréatite, le diagnostic (dg) de tumeur kystique (TK) est le plus vraisemblable, et le problème essentiel est de différencier une lésion bénigne comme le cystadénome séreux (CS) de tumeurs malignes ou potentiellement malignes (TM/PM) comme le cystadénome mucineux (CM) ou les TEKP. Les TEKP, rares, sont de dg préopératoire exceptionnel. L'EE est réputée performante dans le dg des TK.


But


Le but de ce travail est de déterminer les caractéristiques EE des TEKP et d'évaluer la valeur de l'EE pour les différencier des autres TK.


Méthodes


Analyse multicentrique rétrospective portant sur 19 patients porteurs de TEKP. Les données cliniques, EE et les résultats de la ponction échoguidée (PGEE) ont été analysées. En EE, ont été particulièrement étudiés : la présence ou non de microkystes (mK = n > 6 taille < 20 mm ; aspect ou non en « nid d'abeille ») et celle ou non de signes suggestifs d'une TM/PM : épaississement (> 2 mm) des parois ou cloisons, végétations, contenu échogène épais ou composante tissulaire. Le dg de TEKP a été porté sur les données microscopiques et immunohistochimiques.


Résultats


Dix-neuf patients (14 F) âge moyen 49 ans présentant : syndrome d'hypersécrétion (SH) n = 5, symptômes atypiques n = 8, aucun symptôme n = 6. Données EE : localisation caudale 9/19, taille 8-40 mm (< 20 mm n = 8), lésions multiples n = 5 (4/5 NEM1). Pour 16 patients avec description EE jugée complète : 9 = lésion uniloculaire avec des signes de TM/PM ; 7 = multiloculaire dont 6/7 avec des signes TM/PM combinés dans 4 cas à des mK en « nid d'abeille » ; 1 patient : mK uniquement. Les conclusions EE : TEKP n = 7 (5 avec SH, pour les 2 autres dg sur l'aspect EE puis PGEE) ; TM/PM n = 11 - PGEE réalisée dans 1 cas avec mK ; 1 patient hésitation avec dg de CS – PGEE. La PGEE réalisée chez 4 patients a permis dans tous les cas le dg de TEKP. Examen de la pièce opératoire chez 18 patients (1 patient dg TEKP sur PGEE uniquement) : confirmation des aspects EE excepté 1 (TK multiloculaire et non polykystose). Malignité 3 cas : 2 intrakystiques, 1 extrakystique sans extension vasculaire (bon staging EE). Aucun lien entre aspect et taille des TEKP, aucune différence suivant le caractère fonctionnel ou non.


Conclusion


En EE les TEKP peuvent présenter 3 aspects : 1) pseudo-CM : signes de TM/PM sans mK : d'autres lésions pancréatiques doivent être recherchées, la chirurgie étant souhaitable dans tous les cas ; 2) pseudo-CS : rareté (1/19 dans notre série) impliquant qu'une PGEE n'est pas nécessaire devant tout aspect de CS ; 3) forme mixte : signes de TM/PM + mK : dg de TEKP possible – PGEE utile pour un dg précis.


Gastroentérologie clinique & biologique 2003; 27, HS1, 0399-8320

 

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