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Mardi 1 avril
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PB46

ASPECTS CLINIQUES PARTICULIERS DES CANCERS COLO-RECTAUX CHEZ DES PATIENTS DE PLUS DE 75 ANS. TRAVAIL REALISE EN MEDECINE LIBERALE DE 1998 A 2001

 

(1) Y Danielou, (1) D Casteuble, (1) M Charifi, (1) O Empinet, (1) Y Frocrain, (1) C Houillé, (1) B Humeau, (1) H Magois, (1) J Ollivry, (1) P Pujol, (1) O Zarka, (2) R Freund
(1) Association des Gastroentérologues de Vendée (AGEV), 19 rue des Jardins, Les Sables d'Olonne
(2) ENSP, Rennes


Mots clés :
62 Dépistage, Prévention, Diagnostic
64 Epidémiologie
68 Côlon, Rectum

Soucieux d'étudier la qualité de leur pratique dans le domaine de la prise en charge des cancers colo-rectaux (CCR) les 11 gastroentérologues (GE) libéraux du département de Vendée ont étudié de manière rétrospective les CCR qu'ils ont eu à prendre en charge du 01.01.1998 au 31.12.2001.


Matériel et méthode


Ont été inclus 211 seniors aux CCR histologiquement prouvés comparés aux 407 « < 75 ».


Résultat


L'âge moyen était de 81,5 ans (± 5,8), les cancers du côlon de 80,2 (± 4,6) ans et les cancers du rectum de 82 (± 5,2) ans, p = 0,03. La répartition par sexe montrait 119 hommes (H) (56,2 %) et 92 femmes (F) (43,8 %), chez les « < 75 » (67 % H/33 % F), p = 0,01. Le praticien à l'origine du diagnostic était 81 % le médecin généraliste (84 % « < 75 ») p = 0,04 ; le chirurgien 7 % (4 % « < 75 ») p = 0,06 ; les services de médecine 9 % (4 % « < 75 ») p = 0,001. Les circonstances de découverte étaient le fait de symptômes 72 % (80 % « < 75 ») p = 0,01 ; de complications 28,1 %, (18 % « < 75 »), p = 0,007 ; d'un dépistage 2 % (7 % « < 75 »), p = 0,017 ; de la découverte d'une métastase 1,9 % (3,2 % « < 75 ») p = 0,54. Les symptômes révélateurs étaient les rectorragies 49 % (55 % « < 75 ») p = 0,2 (68 % « < 75 ») p = 0,011 ; les douleurs 17 % (21 % « < 75 ») p = 0,3 ; (44 % « < 75 ») p = 0,17. Les complications révélatrices, plus fréquentes chez les « < 75 », étaient, l'anémie 59 % (47 % « < 75 ») p = 0,059, les occlusions 12/29. La fréquence rapportée des antécédents familiaux de CCR était retrouvée chez 14,3 % (19 % « < 75 ») p = 0,17. L'état nutritionnel était bon, 66 % avaient un IMC(P/T²) entre 15 et 25 (59 % « < 75 ») p = 0,17 ; 34 % supérieur à 25 (58 « < 75 ») p = 0,14. Les localisations tumorales étaient rectales 27 % (36 % « < 75 ») p = 0,028, sigmoïdiennes 23 % (24 % « < 75 »), coliques gauches 16 % (18 % « < 75 ») p = 0,51 ; coliques droites 30 % (19 % « < 75 ») p = 0,01.

La notion de décès survenant la première année est notée chez 45/112 (40 %) des seniors (36/207 [17 % « < 75 »]) p = 0,000008. Le lieu du décès : les seniors décèdent plus souvent en institution 36 % (15/42) (9/36 [25 % « < 75 »]) p = 0,3.


Conclusion


Le senior atteint d'un CCR est un homme (1,29 H/F) de 81,5 ans, plus âgé si la localisation est rectale 82 ans que colique 80,2 ans, pris en charge initialement par son médecin généraliste (81 %), pour des symptômes (rectorragies 49 %) ou une complication (anémie [49 %] ou occlusion [41 %]), en bon état nutritionnel, 34 % étaient en surpoids, présentant plus fréquemment une localisation colique droite. Il risque plus un décès précoce, plus en institution qu'à domicile.


Gastroentérologie clinique & biologique 2003; 27, HS1, 0399-8320

 

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