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EVOLUTION DU DIAGNOSTIC ET TRAITEMENT DU CANCER COLORECTAL DANS LE DEPARTEMENT DU CALVADOS ENTRE 1990 ET 1999 (1) K Bouhier, (2) J Maurel, (3) H Lefèvre, (3) G Launoy, (4) M Bouin, (4) D Arsène (1) Hépato-Gastroentérologie, CHU Côte de Nacre, Caen (2) Service de Chirurgie Digestive (3) Registre des Tumeurs Digestives (4) Service d'Hépato-Gastroentérologie, CHU Caen Mots clés : ButDeux conférences de consensus sur la prise en charge diagnostique et thérapeutique du cancer colorectal se sont tenues dans les 10 dernières années en France, l'une sur le cancer du rectum en 1994 et l'autre sur le cancer du côlon en 1998. Le but de l'étude était d'étudier l'évolution des pratiques de soins dans ce contexte dans une population non sélectionnée de cancers colorectaux entre 1990 et 1999. MéthodesLa population de l'étude était constituée des 3135 cas incidents de cancers colorectaux dans le département du Calvados entre 1990 et 1999. Deux périodes ont été définies : P1 : 1990-1994 et P2 : 1995-1999. Les analyses multivariées ont été conduites par régression logistique. RésultatsAucune évolution du stade au diagnostic n'a été observée. Aucune augmentation du taux de résection chirurgicale ni endoscopique n'a été observée. Concenant le rectum, le taux de conservation sphinctérienne (65,6 % en P1 et 72,3 % en P2) a significativement augmenté chez l'homme et chez les moins de 75 ans. Concernant le côlon, la proportion de pièces d'exérèse avec au moins 8 ganglions examinés a augmenté globalement de 50,7 % en P1 à 60,2 % en P2. L'augmentation la plus marquée concernait les centres de soins universitaires (CHU et CRLCC). Concernant le rectum, cette progression n'était significative que dans le CHU ou le CRLCC. Concernant les cancers du côlon, la chimiothérapie adjuvante a augmenté significativement pour les cancers au stade III (41,4 % en P1 et 52,5 % en P2). Concernant les cancers du rectum, la radiothérapie adjuvante n'a varié pour aucun stade. Globalement, La proportion de cancers pris en charge dans les CHU-CRLCC a chuté significativement de 30,5 % en P1 à 27,6 % en P2 au profit des établissements de soins privés (41,8 % en P1 et 46,2 % en P2). ConclusionsLa nature rétrospective de l'étude ne permet pas d'attribuer telle ou telle évolution à l'organisation des conférences de consensus. La plupart des évolutions observées ont débuté avant 94 pour le rectum et 98 pour le côlon. Lorsqu'ils semblent exister (nombre de ganglions examinés, traitements adjuvants), les effets des conférences de consensus semblent souvent limités aux centres de soins universitaires alors que la prise en charge de ces cancers est de plus en plus décentralisée. Gastroentérologie clinique & biologique 2003; 27, HS1, 0399-8320 |
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