Résumé selectionné |
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RESULTATS CARCINOLOGIQUES DES ANASTOMOSES COLO-ANALES AVEC RESECTION PARTIELLE DU CANAL ANAL POUR ADENOCARCINOME DU BAS RECTUM (1) G Portier, (1) I Platonoff, (1) N Bonhomme, (1) F Muscari, (1) P Chiotasso, (1) F Lazorthes (1) Chirurgie Digestive, CHU Purpan, Toulouse Mots clés : Les limites de la conservation sphinctérienne ont été étendues par l'association à la proctectomie d'une résection partielle du canal anal. La validité de cette technique dépend de ses résultats carcinologiques et fonctionnels. Le but de ce travail a été d'évaluer ses résultats carcinologiques à long terme. Patients et méthodeLa population était constituée de tous les patients opérés entre 1977 et 2000 d'un cancer du bas rectum, avec anastomose colo-anale. Les critères d'inclusion étaient : adénocarcinome rectal prouvé histologiquement, pôle inférieur tumoral situé à plus de 3 cm de la marge anale, pas de métastases à distance, résection macroscopiquement et microscopiquement complète (R0). Les critères d'exclusion étaient : métastase synchrone, résection incomplète (R1 ou R2). Les patients ont été répartis en deux groupes selon qu'une résection partielle du canal anal a été effectuée ou pas : groupe résection partielle (RP), groupe témoin sans résection (SR). Les données de suivi, recueillies de manière prospective, ont été analysées à la date de point de juin 2001. RésultatsDurant la période étudiée, 232 patients ont eu une anastomose colo-anale à visée curative suivant les critères de l'étude : groupe RP : n = 143 ; groupe SR : n = 89. Le suivi moyen était de 111 mois. Les groupes étaient comparables pour l'âge, le sexe, la radiothérapie, la marge latérale d'exérèse. Il y avait plus de stades III (UICC) dans le groupe RP (29,4 % vs 19 % ; p = 0,041). En analyse univariée, le taux actuariel à 5 ans de récidives locales, tous stades confondus, était similaire dans les deux groupes : groupe RP 6,7 % vs groupe SR 7,6 %, p = 0,92. Les survies globales actuarielles à 5 ans étaient respectivement de : 85 % (groupe RP) vs 79 % (groupe SR) ; p = 0,237 (stade I : 96 vs 82 % ; stade II : 82 vs 77 % ; stade III : 49 vs 47 % ; NS). En analyse multivariée (modèle de Cox), la hauteur de l'anastomose, avec ou sans résection du canal anal, n'était pas un facteur pronostique de récidive locale ou de récidive métastatique dans cette série. ConclusionLes résultats carcinologiques à long terme des anastomoses colo-anales avec résection partielle du canal anal ont été, dans cette série, similaires à ceux des patients porteurs de tumeurs plus haut situées. Ils ont été comparables à ceux obtenus dans la littérature dans le traitement conservateur des adénocarcinomes du rectum. Gastroentérologie clinique & biologique 2003; 27, HS1, 0399-8320 |
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