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Société Nationale Française de Gastro-Entérologie Envoyer à un ami Imprimer

Résumé selectionné

Mardi 1 avril 2003
Tronc Commun 5 : Recherche - Biologie
AB0010

METASTASES SYNCHRONES ET PROFIL D'EXPRESSION GENIQUE : VALIDATION D'UN CONCEPT POUR ETUDIER LE PROCESSUS METASTATIQUE

 

(1) M Pocard, (1) F Praz, (2) V Boige, (3) V Dangles, (3) P Saulnier, (3) D Bellet, (4) JC Sabourin, (5) MF Poupon
(1) Section de Recherche UPR 2169 Institut Gustave Roussy, Villejuif
(2) Service de Médecine Institut Gustave Roussy, Villejuif
(3) Service de Biologie Institut Gustave Roussy, Villejuif
(4) Service d'Anatomopathologie, Institut Gustave Roussy, Villejuif
(5) Section de Recherche, Institut Curie, Paris


Mots clés :
61 Prolifération, Carcinogenèse
86 Structure Cellulaire
68 Côlon, Rectum

Comprendre le processus métastatique en cancérologie digestive, c'est analyser la cause majeure de l'échec thérapeutique et du décès des patients. Après le traitement d'un cancer colique, si des métastases surviennent, elles sont le plus souvent métachrones et diagnostiquées 2 ans après. L'information biologique a alors évolué (impact du temps et des traitements), les prélèvements sont techniqués différemment. Il est des cas plus rares où le processus métastatique est synchrone. Notre but est de valider un concept pour étudier le processus métastatique : les métastases synchrones et la comparaison des profils d'expression génique selon les sites tumoraux.


Matériel et méthode


Une patiente a été opérée en urgence d'un cancer colique droit associé à des métastases ganglionnaires mésentériques (mGm), hépatiques (mHep) et ovariennes (mOv). Des prélèvements ont été réalisés, avec le consentement écrit de la patiente. Ces prélèvements ont permis de comparer, en PCR quantitative, les profils d'expression des sites métastatiques mGm, mHep, mOv vis-à-vis de la tumeur primitive (cancer colique cc) et de comparer des profils d'expression entre la tumeur colique et la muqueuse colique et entre la mHep et le foie histologiquement normal. Quarante gènes ont été analysés.


Résultats


Un profil d'expression spécifique a pu être réalisé pour chaque site métastatique. Pour 4 gènes, les critères de qualité ne sont pas complets (10 %). Les taux d'expression ont varié de 0,13 à 10. Les taux d'expression selon le site métastatique : mHep/cc, mGm/cc, mOv/cc ont varié de 0,13 à 0,79 pour 9 %, de 0,8 à 0,99 pour 8 %, de 1 à 1,99 pour 35 %, de 2 à 10 pour 47 %. Ainsi, pour plus de la moitié des gènes étudiés, la variation d'expression est réelle. Certains gènes n'ont pas varié, par exemple : p53 exprimé selon un rapport de 0,93, 1, 41 et 0,99 selon mHep/cc, mGm/cc, mOv/cc respectivement. D'autres sont toujours plus exprimés en site métastatique : TGFβ exprimé selon un rapport de 3,51, 5, 14 et 7,80 selon mHep/cc, mGm/cc, mOv/cc respectivement. D'autres ont des taux d'expression variables selon les sites, par exemple : VEGFα exprimé selon un rapport de 1,46, 2, 76 et 0,87 selon mHep/cc, mGm/cc, mOv/cc respectivement.


Discussion


Notre première étude, qui va nécessiter confirmation, permet déjà de valider le concept d'étude des métastases synchrones et de la comparaison des profils d'expression génique selon les sites tumoraux. Ce concept, porté par le projet génomique de l'Institut Gustave Roussy et le Génopole, devrait bénéficier de l'analyse par puce ADN, de l'utilisation de modèles tumoraux in vitro et/ou in vivo. Cette démarche permet de confirmer que le processus métastatique s'adapte aux sites tumoraux pour une partie des gènes analysés.


Gastroentérologie clinique & biologique 2003; 27, HS1, 0399-8320

 

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