© SNFGE, 2003
Société Nationale Française de Gastro-Entérologie Envoyer à un ami Imprimer

Résumé selectionné

Mercredi 2 avril 2003
Séance plénière
E0021

L'UTILISATION DE GREFFONS PARTIELS EN TRANSPLANTATION HEPATIQUE CHEZ L'ADULTE MODIFIE-T-ELLE LA SURVIE PRECOCE A 6 MOIS ?

 

(1) O Boillot, (1) M Adham, (1) P Bernard, (1) E Pianta, (1) P Sagnard, (1) C Boucaud, (2) C Partensky
(1) Unité Transplantation Hépatique, Hôpital Edouard Herriot, Lyon
(2) Service de Chirurgie Digestive, Hôpital Edouard Herriot, Lyon


Mots clés :
48 Chirurgie Hépatobiliaire, Transplantation
106 Techniques Chirurgicales, Dont Laparoscopie

L'utilisation de greffons hépatiques partiels provenant de greffons cadavériques partagés ou de donneurs vivants permet, dans un contexte de pénurie d'organes, d'augmenter le nombre de transplantations. Les difficultés techniques accrues et la relative faible masse hépatique pourraient obérer la survie de ces patients. Nous présentons les résultats de notre expérience.


Patients et méthodes


Dans notre centre, 611 transplantations hépatiques (TH) ont été réalisées chez 592 patients (508 adultes et 84 enfants) avec 479 foies entiers (FE) et 132 foies partiels (22 %). Chez les adultes, 448 ont eu un FE et 75 (14,3 %) un FP. Dans 29 cas le FP était obtenu chez un donneur vivant (25 foies droits (FD), 3 foies gauches (FG) et 1 lobe gauche (LG), dans 43 cas le FP était issu d'une bipartition (37 FD et 6 FG) et dans 4 cas d'une réduction d'un greffon pour TH orthotopique auxiliaire (4 FG sans la veine sus-hépatique médiane).


Résultats


Chez les patients ayant reçu un FP, la cirrhose était significativement plus évoluée que chez ceux ayant eu un FE (classe Child C : 52 % versus 33 %). Le taux de retransplantation a été comparable dans les groupes FE et FP (2,9 % versus 2,6 %). La survie à 1 an des patients a été respectivement de 87,3 % et de 83,8 % dans les groupes FE et FP (p = 0,4). En fonction du type de greffon transplanté, la survie des patients a été de 88,5 % avec un FD (n = 61), de 70 % avec un FG (n = 10) et de 25 % avec FG en position orthotopique auxiliaire (n = 4). La survie des adultes transplantés avec un FD de donneur vivant a été de 88 %. La survie des 6 patients ayant eu un FG de bipatition a été de 100 %, un appariement des poids du greffon et du receveur ayant été effectué dans 2 cas et une disconnexion mésentérico-cave ayant été pratiquée dans 4 cas.


Conclusions


La survie précoce des patients transplantés avec un FP a été comparable à celle des patients ayant reçu un FE alors même que leur condition était plus précaire et les difficultés opératoires plus grandes.


Gastroentérologie clinique & biologique 2003; 27, HS1, 0399-8320

 

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