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Société Nationale Française de Gastro-Entérologie Envoyer à un ami Imprimer

Résumé selectionné

Mercredi 2 avril 2003
Tronc commun 9 : Pancréas
AP0080

COMPARAISON DE L'ASPECT ECHOENDOSCOPIQUE ET DE L'ANALYSE DU LIQUIDE DE PONCTION DES CYSTADENOMES MUCINEUX ET SEREUX MACROKYSTIQUES

 

(1) D O'Toole, (1) L Palazzo, (1) P Hammel, (1) L Ben Yaghlene, (1) A Dancour, (1) A Aubert, (1) F Maire, (1) O Hentic, (1) A Sauvanet, (1) P Lévy, (1) P Ruszniewski, (2) A Couvelard, (2) M Felce Dachez, (3) M Fabre
(1) Service Gastroentérologie, Hôpital Beaujon, Clichy
(2) Anatomie Pathologique, Hôpital Beaujon, Clichy
(3) Service d'Anatomopathologie, CHU Bicêtre, Le Kremlin-Bicêtre


Mots clés :
100 Echoendoscopie
70 Pancréas Exocrine


Introduction


L'échoendoscopie (EE) associée à l'analyse biochimique et au dosage des marqueurs tumoraux du liquide de ponction est indispensable pour différencier les cystadénomes du pancréas. La description récente des cystadénomes séreux (CS) dans une forme macrokystique (CS-M) nécessite une réévaluation de l'aspect échoendoscopique et des autres critères diagnostiques des lésions kystiques pancréatiques (LKP) uniques.


But


Déterminer les caractéristiques échoendoscopiques ainsi que les résultats de l'analyse du liquide de ponction des cystadénomes mucineux (CM) et des CS-M.


Méthodes


Le diagnostic de CM a été affirmé sur l'examen histologique de la pièce opératoire ; celui de CS-M a été retenu soit par l'analyse de la pièce opératoire (n = 9), soit chez les malades non opérés par l'association d'une analyse cyto-histologique positive pour le diagnostic de CS et d'un taux d'ACE < 5 ng/mL. Les malades ayant un CS non macrokystique, un pseudokyste, des lésions multiples ou des kystes à composante solide ont été exclus.


Résultats


32 CM et 33 CS-M vus entre janv. 1995 et déc. 2001 ont été inclus. Quatre-vingt-onze % des CM étaient localisés dans la région corporéo-caudale alors que les CS-M étaient répartis de façon homogène (p < 0,001). Les CS-M étaient le plus souvent multiloculaires (73 % vs 16 %, p < 0,001) mais la présence de macrokyste (> 20 mm) était aussi fréquente dans les deux groupes. Une paroi propre était rare dans les CS-M 15 % (et toujours fine) vs 100 % des CM (épaisse : 66 % ; calcifiée : 34 % ; nodules pariétaux : 25 % ; p < 0,001). Un contenu échogène était plus fréquent dans les CM (56 % vs 6 %, p < 0,001). Des cloisons intrakystiques étaient observées dans 44 % (78 % épaisses) des CM vs 85 % de CS-M (p < 0,005). D'autres aspects spécifiques aux CS-M étaient la présence de microkystes (67 %, p < 0,001), un aspect feuilleté (18 %), une cicatrice stellaire (centrale, 15 % ; périphérique, 15 %) et des calcifications internes (12 %). L'ACE, le CA19-9 et la mucine M1 étaient élevés dans respectivement 94 %, 78 % et 28 % des CM. Le CA19-9, le CA72-4 et la mucine M1 étaient bas dans respectivement 100 %, 91 % et 91 % des CS-M.


Conclusion


La localisation caudale, une paroi épaisse et un contenu échogène sont caractéristiques des CM permettant leur distinction avec les CS-M qui ont un aspect transonore, des microkystes et sont sans paroi propre. Les résultats des marqueurs tumoraux semblent identiques entre CS-M et CS non macrokystique. Les mucines M1 intrakystiques ne semblent pas être un facteur discriminant de distinction entre CM et CS-M.


Gastroentérologie clinique & biologique 2003; 27, HS1, 0399-8320

 

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