Résumé selectionné |
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Influence de la réponse à la chimiothérapie pré-opératoire sur la survie après résection des métastases hépatiques colo-rectales multiples
R Adam(1) , G Pascal(1) , D Azoulay(1) , D Castaing(1) , H Bismuth(1) (1) Service de Chirurgie, Centre Hépato-Biliaire Hôpital P. Brousse, Villejuif Mots clés :
IntroductionL'efficacité accrue des nouvelles molécules de chimiothérapie conduit à proposer de plus en plus souvent une chimiothérapie néoadjuvante avant résection de métastases hépatiques multiples d'origine colo-rectale, dans le but, de réduire ou tout au moins de contrôler la maladie tumorale. Néanmoins, aucune étude n'a établi de relation entre la réponse à la chimiothérapie pré-opératoire et la survie après résection. Le but de cette étude a été d'évaluer cette corrélation chez des patients ayant des métastases hépatiques multiples.
Patients et MéthodesDe juillet 1993 à décembre 2000, 403 patients ont été réséqués de métastases hépatiques colo-rectales dans un seul centre. Cent vingt quatre d'entre eux (31 %) qui avaient au moins 4 métastases ont reçu une chimiothérapie systémique avant l'hépatectomie. Les produits utilisés ont été le 5-fluoro-uracile et l'acide folinique associés à l'Oxaliplatine ou à l'Irinotécan ( 9 cycles, en moyenne). Les patients ont été répartis en 3 groupes selon la réponse à la chimiothérapie. La résection hépatique n'a été réalisée que lorsqu'elle était considérée comme macroscopiquement complète et potentiellement curative.
RésultatsAvant la résection, une réponse tumorale objective était observée chez 42 patients (33 %), une stabilisation tumorale chez 57 patients (45 %), une progression tumorale chez 28 patients (22 %). Les caractéristiques des patients (âge, sexe) étaient similaires dans les 3 groupes. Les caractéristiques tumorales et les résultats après resection ont été les suivants :
ConclusionLes résections hépatiques pour métastases colo-rectales multiples, ont un très mauvais pronostic en cas de progression tumorale sous chimiothérapie, même lorsqu'elles sont potentiellement curatives. Le contrôle de la maladie tumorale avant la chirurgie apparait nécéssaire pour offrir à ces patients un espoir de survie prolongée.
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