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Bilan radiologique initial des maladies inflammatoires du tube digestif de l'enfant. Quelle imagerie ? Résultats préliminaires d'une étude prospective
S Errera(2) , P Mestdagh(2) , X Hurtevent(2) , L Michaud(1) , F Gottrand(1) , D Turck(1) , Y Robert(2) (1) Clinique de pédiatrie, CHU - Hôpital Jeanne de Flandre, Lille (2) Service de Radiologie, CHU - Hôpital Jeanne de Flandre, Lille Mots clés :
IntroductionLes maladies inflammatoires du tube digestif (MITD) sont des maladies potentiellement graves, en particulier à l'âge pédiatrique, en raison du retentissement sur la croissance staturo-pondérale et sur le développement pubertaire. Le diagnostic initial doit donc être le plus rapide et le plus précis possible. Le but de notre étude était de trouver l'examen ou l'association d'examens radiologiques la plus adaptée dans le diagnostic initial de MITD.
Patients et Méthodes
Quinze enfants (âge moyen : 10 ans et 9 mois ; 11 garçons), chez qui une première poussée de MITD était suspectée, bénéficiaient entre juin 2001 et juin 2003 d'un protocole radiologique comprenant systématiquement un transit du grêle par entéroclyse, une échographie Doppler, un scanner et une IRM injectés. Ils étaient réalisés de façon protocolaire par des opérateurs différents, ignorant le résultat des autres examens. Les examens radiologiques étaient ensuite confrontés entre eux et aux résultats endoscopiques qui représentaient l'examen de référence. Le diagnostic final reposait sur la confrontation des arguments cliniques, biologiques, radiologiques et endoscopiques en l'absence de mise en évidence de granulome épithélioïde (n = 4). Ce protocole a été accepté par le CCPPPRB de Lille et n'était réalisé qu'après recueil du consentement des parents et de l'enfant.
RésultatsTous les patients (n = 15) ont bénéficié des 4 examens au cours de leur bilan. Les diagnostics finaux étaient : maladie de Crohn (MC ; n = 7) ; rectocolite hémorragique (RCH ; n = 2) ; colite chronique inclassée (n = 3) et absence d'arguments pour une MITD (n = 3). Tous les enfants malades (n = 12) avaient un scanner pathologique. Le scanner permettait de caractériser correctement la majorité des MITD (les 7 MC, les 2 RCH et 1 des 3 colites chroniques inclassées). Néanmoins, il existait 2 faux positifs en scanner. L'IRM était toujours normale chez les enfants sains (n = 3). Par contre, 4 des 7 MC, les 2 RCH et les 3 colites chroniques inclassées n'étaient pas correctement diagnostiquées sur les IRM. L'échographie obtenait les résultats les plus homogènes en diagnostiquant correctement 6 des 7 MC, les 2 RCH et 1 des 3 colites chroniques inclassées. De plus, 2 des 3 patients sains avaient une échographie normale. Le transit du grêle est apparue comme la technique la moins intéressante puisque 4 des 7 MC et les 2 RCH n'étaient pas diagnostiquées. Enfin, il existait un faux positif sur le transit.
ConclusionL'association entre une échographie et un scanner semble être, d'après nos données préliminaires, le protocole le plus performant dans le bilan initial des MITD de l'enfant. Ces résultats doivent être confirmés sur un plus grand nombre de patients.
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