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Résections pancréatiques pour pancréatites chroniques pseudo-tumorales non alcooliques non obstuctives
F Ndobo-Epoy(2) , A Sa Cunha(2) , C Laurent(1) , A Rault(2) , J Saric(1) , B Masson(2) (1) Service de Chirurgie, CHU - Hôpital Saint André, Bordeaux (2) Service de Chirurgie Digestive, CHU - Groupe hospitalier sud, Pessac Mots clés :
IntroductionLes pancréatites chroniques pseudo-tumorales représentent l'étiologie la plus fréquente des résections pancréatiques réalisées pour diagnostic erroné de lésions malignes. Le but de notre étude était d'analyser rétrospectivement les dossiers des pancréatites chroniques pseudo-tumorales, et de préciser l'étiologie de ces pancréatites chroniques.
Patients et MéthodesDe janvier 1988 à juin 2003, 630 patients ont eu une résection pancréatique. L'examen histologique concluait à une tumeur chez 538 (85 %) patients, à une pancréatite chronique chez 89 (14 %), et à une autre étiologie chez 3 patients. Les 89 dossiers de pancréatites chroniques ont été analysés rétrospectivement à la recherche d'une étiologie alcoolique ou obstructive, une relecture des lames a été réalisée.
RésultatsQuarante neuf (55 %) patients présentaient une pancréatite chronique alcoolique, chez 25 (28 %) patients une cause obstructive était connue ou découverte lors de l'examen histologique. Quinze (17 %) patients présentaient une pancréatite chronique pseudo tumorale de cause non retrouvée. La relecture des lames permettaient de classées ces 15 patients en 4 groupes (tableau)
Les patients ayant une pancréatite sclérosante lymphoplasmocytaire avaient un âge moyen de 56 ans (28-78), un sex-ratio de 3 hommes pour une femme. L'examen clinique associait un ictère (62,5 %), un amaigrissement (50 %), des douleurs (38 %). Trois (37,5 %) patients présentaient une pathologie associée (psoriasis, maladie de Crohn,rectocolite hémorragique). Le bilan morphologique montrait un nodule suspect chez 7 (87,5 %) malades, une dilatation bicanalaire sans syndrome de masse chez un malade. L'examen histologique montrait une inflammation d'architecture nodulaire avec infiltrat lymphoplasmocytaire, un infiltrat inflammatoire périvasculaire avec thrombose veineuse, une inflammation péricanalaire et périnerveuse. Le pancréas à distance était sain dans 5 sur 8 (62,5 %).
ConclusionLa pancréatite sclérosante lymphoplasmocytaire représente l'étiologie la plus fréquente des pancréatites chroniques pseudo-tumorales non alcooliques non obstructives.
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