Résumé selectionné |
||||
|
||||
Pose d'une prothèse osophagienne sous contrôle endoscopique seul : évaluation de la faisabilité et de l'innocuité de cette procédure
Mots clés :
ObjectifL'accès à une salle de radioscopie est parfois difficile dans certains centres et entraîne un retard de la prise en charge voire le transfert de malades vers un autre centre pour une pose de prothèse osophagienne. Par ailleurs, la répétition des examens radioscopiques expose le personnel à des doses importantes. Le but de cette étude a été d'évaluer la faisabilité et l'innocuité de la pose d'une prothèse osophagienne sous contrôle endoscopique seul.
Matériels et MéthodesDe janvier 2002 à août 2003, 22 malades ont été inclus pour une pose de prothèse osophagienne sous contrôle endoscopique seul. Le matériel utilisé était une prothèse osophagienne expansive couverte à libération proximale (Ultraflex, Boston Microvasive®), qui par sa libération initialement proximale permet cette procédure. La technique de pose était la suivante : introduction d'un gastroscope de petit calibre (Olympus:GIF160) jusqu'au niveau de la lésion avec franchissement si possible de celle-ci. Une évaluation endoscopique de la longueur de la sténose était alors effectuée. En cas de sténose infranchissable par le gastroscope, des dilatations aux bougies de Savary (diamètre maximal 11 mm) étaient réalisées après passage d'un fil guide Jagwire 0,035 inch (Boston Microvasive) ou de Savary au-delà de la sténose. Cette dilatation permettait ensuite le franchissement de la sténose par le gastroscope et l'évaluation de sa longueur. Le pose prothèse était ensuite introduit sur le fil guide et la collerette supérieur de la prothèse était placée au-dessus du pôle supérieur de la tumeur sous contrôle endoscopique (endoscope introduit en parallèle). Le largage de la prothèse était alors effectué sous contrôle endoscopique permanent.
RésultatsLes indications d'une pose de prothèse osophagienne étaient une sténose tumorale (n = 18) et une fistule oso trachéale (n = 4). La sténose siégeait au niveau du 1/3 supérieur (n = 4), 1/3 moyen (n = 5) et 1/3 inférieur (n = 9). La pose d'une prothèse osophagienne a été réalisée chez 21/22 malades. Dans un cas une sténose du 1/3 supérieur anfractueuse n'a pas permis l'utilisation de cette procédure. Le transit osophagien de contrôle a confirmé le bon positionnement de la prothèse chez les 21 malades. Des complications ultérieures sont survenues dans 4 cas : obstruction par un envahissement tumoral extra prothétique (n = 2) ou par un bezoard (n = 1) et perforation osophagienne par les mailles de la collerette supérieure.
ConclusionLa pose d'une prothèse osophagienne à libération proximale est réalisable sous contrôle endoscopique seul, de façon sûre et efficace. Elle permet donc de pallier la carence de certains centres en matériel de radioscopie.
|
| ©
SNFGE, |