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Impact diagnostique et thérapeutique de la ponction guidée par échoendoscopie. Résultats d'une base de données chez 1544 patients
M Giovannini(1) , G Monges(1) , E Bories(1) , CH Pesenti(1) , C Danisi(1) , V Moutardier(1) , B Lelong(1) , JR Delpero(1) (1) Unité d'Endoscopie, Institut Paoli Calmettes, Marseille Mots clés :
ButLe but de cette étude rétrospective a été d'évaluer l'impact diagnostique et thérapeutique de la ponction guidée par échoendoscopie (PGEE) chez un collectif de 1544 patients.
Patients et MéthodesDe novembre 1991 à septembre 2002 : 1544 patients (904 H, 640 F) d'âge moyen (67,2 ans extrêmes 17 - 88 ans) ont eu une ou plusieurs PGEE. L'indication de la PGEE a été une lésion solide du pancréas dans 534 cas, une masse ou des ganglions du médiastin dans 363 cas, des adénopathies coeliaques dans 245 cas, une masse ou des ganglions péri rectaux dans 121 cas, une lésion du foie gauche dans 104 cas, des gros plis gastriques avec macro biopsies endoscopiques négatives dans 63 cas, un épanchement pleural ou péritonéal dans 68 cas, une tumeur sous muqueuse dans 32 cas, une tumeur de la surrénale gauche dans 11 cas et une lésion de la vésicule biliaire dans 3 cas. Quatre vingt deux pour cents des PGEE ont été réalisées en ambulatoire. Les résultats de la PGEE ont été répertoriés dans une base de données prospectives (Fox-pro) corrélant le résultat de la PGEE avec les caractéristiques cliniques, biologiques, radiologiques et le suivi du patient. Le croisement de ces bases de données a permis d'étudier le réel impact du résultat de la PGEE sur le diagnostic de malignité et sur la décision thérapeutique prise.
RésultatsQuinze patients ont présenté une complication (0,97 %), il s'agissait de 9 bactériémies, 5 épisodes de pancréatite aiguë et 1 hémorragie. Toutes ces complications ont été résolues médicalement. Pour le diagnostic global de malignité, la sensibilité, la spécificité, la valeur prédictive positive, la valeur prédictive négative et la fiabilité de la PGEE ont été respectivement de 84,6 %, 98,4 %, 99,6 %, 54,7 % et 86,9 % pour les 1544 patients. Pour le diagnostic sans avoir recours à une technique invasive (médiastinoscopie, laparotomie), la PGEE a eu un impact chez 678/1544 patients soit 43,9 %. La décision thérapeutique a été directement influencée par le résultat de la PGEE chez 242/534 masses solides du pancréas (45,3 %). Il s'agissait de 91 adénocarcinomes non diagnostiqués par la tomodensitométrie, et 151 lésions « non adénocarcinomateuses ». Enfin, le traitement a été également modifié par la PGEE chez 161 patients présentant une tumeur maligne de l'osophage, de l'estomac, du pancréas ou du rectum par la mise en évidence « histologique » de ganglions métastatiques dans des sites dits « distants » dans la classification TNM ou par le diagnostic de petites métastases hépatiques non vues par la tomodensitométrie.
ConclusionLa PGEE a influencé directement le diagnostic et le traitement chez 1081/1544 patients (70,1 %). Ces résultats sont à interpréter en fonction de la prise en charge de ces patients dans un CLCC et l'inclusion de 25 % d'entre eux dans des protocoles de traitements néo-adjuvants.
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