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Société Nationale Française de Gastro-Entérologie Envoyer à un ami Imprimer

Résumé selectionné

mardi 6 avril 2004
Poster


Intérêt diagnostique de l'endoscopie par capsule (EC) dans les hémorragies digestives obscures (HDO) et de l'injection préalable d'érythromycine

L Claudel(2) , D Coumaros(2) , P Lévy(1) , M Doffoel(2)

(1) Clinique Adassa, Place de Haguenau, Strasbourg
(2) Service d'Hépato Gastroentérologie des Hospices Civils, CHU, Strasbourg


Mots clés :
91 Diagnostique
94 Hémorragie Digestive
97 Entéroscopie


 But

Evaluer l'intérêt diagnostique de l'EC au niveau gastrique, grêle et colique dans les HDO ainsi que l'intérêt de l'injection intraveineuse préalable d'érythromycine.

 

 

 Patients et Méthodes

Dans cette étude prospective randomisée, 37 patients (âge moyen 61 ans) avec une HDO occulte (n=19) ou extériorisée (n=18) ont été explorés par la capsule M2A®, avec (n=19) ou sans (n=18) injection intraveineuse d'érythromycine à 3 mg/kg, 30 à 60 min avant l'EC. Une préparation colique par 4 L de polyéthylène glycol (n=34) ou 2 flacons de phosphate de sodium (n=3) s'achevant 1 h avant l'EC était réalisée. Les lésions détectées par l'EC étaient classées en fonction de leur potentiel hémorragique : nul (L0), probable (L1) ou certain (L2) si un saignement actif était visible. Un diagnostic unique par patient était porté. Le coefficient de concordance diagnostique entre un endoscopiste senior et un endoscopiste junior était calculé sur 21 enregistrements. Les temps de transit gastriques et intestinaux ainsi que la possibilité de visualiser le côlon ont été comparés entre les deux groupes. La durée d'analyse des vidéos était chronométrée. Les effets indésirables étaient notés.

 

 

 Résultats

36 examens sur 40 étaient exploitables (3 échecs techniques et 1 rétention prolongée dans le bas osophage). L'examen a été répété chez 3 malades. 72 lésions L1 et 2 lésions L2 étaient détectées chez 30 malades (83%). Ces malades avaient 1 type lésionnel (n=11), 2 types lésionnels (n=15) ou 3 types lésionnels différents (n=4). Le diagnostic retenu était : angiectasies (n=14), ulcérations (n=7), ponctuations rouges (n=5), varice (n=1), tumeur (n=1), nématodes (n=1), angiectasie polypoïde (n=1). La cause retenue était jéjuno-iléale (n=23), duodénale (n=3), gastrique (n=1), colique (n=1) ou multifocale (n=2). La concordance interobservateurs était de 0,64. La présence de ponctuations rouges de la muqueuse était associée à la présence d'angiectasies (p<0,001). L'érythromycine diminuait en moyenne le temps de transit gastrique de 55 min (p<0,01) et augmentait le temps de transit du grêle de 70 min (p<0,03) sans modifier significativement le taux d'examens complets du grêle (84% vs 80%). La visualisation colique était toujours limitée au caeco-ascendant. La préparation colique était insuffisante dans 89% des cas. La durée d'analyse des vidéos diminuait significativement après les 24 premiers examens (63 min vs 80 min). 2 cas de temps buccal supérieur à 5 min et 1 blocage temporaire de la capsule au niveau du carrefour aéro-digestif ont été constatés.

 

 

 Conclusion

Dans les HDO, l'EC détecte une lésion hémorragique ou potentiellement hémorragique dans 83% des cas. Le diagnostic porté concernait l'estomac, le duodénum et le côlon dans 14% des cas. L'érythromycine permettait de diminuer le temps d'enregistrement gastrique sans modifier le taux d'examens complets de l'intestin grêle. L'exploration du côlon se limitait au caeco-ascendant et la préparation réalisée était insuffisante.

 

 


 

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