© SNFGE, 2004
Société Nationale Française de Gastro-Entérologie Envoyer à un ami Imprimer

Résumé selectionné

mardi 6 avril 2004
Poster


Lichen plan osophagien : sept observations

A Chryssostalis(2) , M Gaudric(2) , C Bertocchi(1) , S Chaussade(2)

(1) Service Anatomo-pathologie, Hôpital Cochin, Paris
(2) Service d'Hépato Gastroentérologie, Hôpital Cochin, Paris


Mots clés :
9 Maladies Oesophagiennes (Hors Rgo)



 But

Le lichen plan est une dermatose fréquente de cause inconnue affectant la peau et les muqueuses. L'atteinte oesophagienne du lichen plan n'a que rarement été décrite. Le but de ce travail était de décrire les caractéristiques cliniques et endoscopiques, et le traitement du lichen plan oesophagien à partir d'une série de cas.

 

 

 Patients et Méthodes

Etude rétrospective des dossiers de sept patients (pts) chez lesquels le diagnostic de lichen plan oesophagien était retenu.

 

 

 Résultats

Les 7 pts (1 homme / 6 femmes) d'âge moyen 57,3 ans (extrêmes 22-85 ans) avaient un lichen plan de localisation muqueuse ( buccal chez 7 pts, vaginal chez 3 pts). L'atteinte oesophagienne était diagnostiquée avant l'atteinte muqueuse dans 2/7 cas. Les signes cliniques étaient une dysphagie dans tous les cas, une altération de l'état général dans 2/7 cas. Le délai moyen entre les symptômes et le diagnostic était de 39,3 mois (extrêmes : 5-96). La fibroscopie oesogastroduodénale retrouvait des lésions muqueuses oesophagiennes avec érosions et décollements en lambeaux touchant le tiers supérieur chez 5/7 pts, le tiers moyen chez 4/7 pts et le tiers inférieur chez 1 patient. Il existait une sténose chez 5/7 pts. L'examen anatomopathologique des biopsies oesophagiennes était disponible chez 6 patients. Il existait des anomalies compatibles avec un lichen dans 2 cas et des lésions non spécifiques dans 4 cas. Quatre pts ont eu une pH-métrie normale et une manométrie normale ou avec des troubles moteurs non spécifiques. Le suivi moyen des pts après le diagnostic était de 53, 3 mois (extrêmes : 2 mois-14 ans). Les 5 pts ayant une sténose oesophagienne bénéficiaient d'une ou plusieurs dilatation(s) endoscopique(s) qui améliorait la dysphagie. Tous les pts étaient traités par corticoïdes par voie générale ; les corticoïdes seuls faisaient disparaître la dysphagie dans un cas et permettaient d'espacer la fréquence des dilatations chez 4 pts avec une sténose constituée. Ils ont induit une corticodépendance chez 2 pts.

 

 

 Conclusion

L'existence d'une dysphagie chez un patient ayant un lichen plan doit faire évoquer une localisation oesophagienne de la maladie et faire pratiquer une endoscopie digestive haute. Les lésions retrouvées sont une sténose oesophagienne localisée le plus souvent au tiers supérieur et moyen, et un décollement en lambeaux de la muqueuse dont les biopsies sont peu contributives. Les corticoïdes sont efficaces sur les symptômes et permettent d'espacer la fréquence des dilatations endoscopiques .

 

 


 

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