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Société Nationale Française de Gastro-Entérologie Envoyer à un ami Imprimer

Résumé selectionné

mardi 6 avril 2004
Communication Orale


Traitement du reflux gastro-osophagien par injection d'EnteryxT dans le cardia : étude clinique multicentrique française

R Laugier(1) , D Sautereau(3) , JC Letard(2) , A Lesidaner(3) , F Mion(9) , B Napoléon(9) , T Barrioz(4) , G Gay(5) , JM Canard(6) , JF Rey(7) , M Charbit(8) , T Ponchon(9) Societé Française d'Endoscopie Digestive (SFED)

(1) Département de Gastroentérologie, Hôpital de la Timone, Marseille
(2) Service de Gastroentérologie, Clinique des Hospitalières, Poitiers
(3) Service de Gastroentérologie, CHU Dupuytren, Limoges
(4) Service de Gastroentérologie, CHU la Milétrie, Poitiers
(5) Service de médecine J, CHU - Hôpital de Brabois, Vandoeuvre-Les-Nancy
(6) Service de Gastroentérologie, Clinique du Trocadéro, Paris
(7) Service de Gastroentérologie, Institut A. Tzanck, St. Laurent Du Var
(8) Service de Gastroentérologie, Cliniques A. Paré, Neuilly-Sur-Seine
(9) Service de Gastroentérologie, Hôpital Edouard Herriot, Lyon


Mots clés :
7 Reflux Gastrooesophagien
92 Thérapeutique
95 Oesophage


 Introduction

Plusieurs traitements endoscopiques du reflux gastro-oesophagien (RGO) ont été disponibles en France ces derniers mois. L'injection intra-cardiale de poly-vinyl-alcool (EnteryxT) a montré son efficacité dans une étude internationale. La SFED a initié une étude clinique multicentrique pour évaluer l'efficacité et les risques d'un tel traitement.

 

 

 Patients et Méthodes

Soixante-trois patients ayant un RGO traité par IPP depuis plus de 3 mois et une pH-métrie montrant un temps de reflux acide > 5 % ont été inclus dans cette étude prospective comprenant un suivi de 3 ans. EnteryxT était injecté, en ambulatoire, dans le muscle cardial sous contrôle scopique et visuel grâce à une aiguille endoscopique. Les symptômes liés au reflux ont été évalués par un score de brûlures et de régurgitations osophagiennes (type Velanovich) et de qualité de vie (SFQ 12), pendant leur traitement par IPP, sans traitement, puis à 1 et 6 mois, 2 et 3 ans post-procédure.

 

 

 Résultats

Soixante-deux patients ont été traités (dont 7 à 2 reprises) avec 6,7 (+-1,3) mL d'Enteryx injectés en 4,2 (+- 1,2) endroits au cours d'examens ayant duré 32,2 (+-12,3) min. 42 % des patients ont présenté pendant 1 à 7 jours des douleurs épigastriques, bien soulagées par des antalgiques légers (à comparer avec un pourcentage de 90 % de douleurs rapportées dans les études précédentes). Une dysphagie transitoire a été notée dans 39 % des cas.

A 6 mois, 68,2 % des patients étaient sevrés de leur IPP, partiellement ou complètement (54,4 %). Les scores moyens de pyrosis avaient significativement diminués de 21,3 +- 9,1 à 6,5 +- 7,1 à 6 mois, ceux de régurgitations de 11,0 +- 5,2 à 2,1 +- 3,6.

 

 

 Conclusion

Les résultats préliminaires de cette étude thérapeutique du RGO par injection d'Enteryx démontrent une excellente sécurité d'emploi et une efficacité marquée par le fait que 68,2 % des patients ont pu diminuer significativement leur consommation d'IPP à 6 mois. Ces résultats sont en accord avec les données des autres études internationales.

 

 


 

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