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Société Nationale Française de Gastro-Entérologie Envoyer à un ami Imprimer

Résumé selectionné

mercredi 7 avril 2004
Plénière


Essai de phase II randomisé, cetuximab en association avec l'irinotecan ou en monothérapie chez des patients ayant progressés sous irinotecan et exprimant le récepteur de l'Epidermal Growth Factor

M Ducreux(1) , M Ychou(2) , D Khayat(3) , JF Seitz(4) , A de Gramont(5) , MC Kaminsky(6) , Y Becouarn(7) , D Cunningham(8)

(1) Unité de Gastroentérologie, Institut Gustave Roussy, Villejuif
(2) Service d'Oncologie digestive, Centre Val d'Aurelle, Montpellier
(3) Service de Cancérologie, Hôpital Pitié Salpétrière, Paris
(4) Service de Gastroentérologie, CHU La Timone, Marseille
(5) Service de Cancérologie, Hôpital Saint Antoine, Paris
(6) Département d'Oncologie, Centre Alexis Vautrin, Vandoeuvre-Les-Nancy
(7) Service d'Oncologie digestive, Institut Bergonié, Bordeaux
(8) Service de Cancérologie, Royal Marsden Hospital, Sutton, Royaume Uni


Mots clés :
63 Traitement, Pronostic
68 Côlon, Rectum
61 Prolifération, Carcinogenèse


 Introduction

L'Epidermal Growth Factor (EGFR) et la boucle autocrine qu'il entraîne est fréquemment impliqué dans le développement des cancers colorectaux. Le cetuximab (Erbituxä) est un anticorps monoclonal IgG1 qui cible l'EGFR et qui a déjà fait la preuve d'une certaine efficacité en cas de cancer colorectal (CCR) métastasé multitraité.

 

 

 Patients et Méthodes

Cet essai a été conçu pour déterminer le taux de réponse objective confirmée, la survie sans progression et la survie globale en cas d'administration d'une association de cetuximab et d'irinotécan ou de cetuximab seul chez des patients atteints d'un CCR exprimant l'EGFR. Les principaux critères d'inclusion étaient les suivants : progression documentée de la maladie sous chimiothérapie à base d'irinotécan ou dans les 3 mois suivant son arrêt, expression documentée de l'EGFR et indice de performance de Karnofsky (IK) ³ 60. Les patients du groupe A ont reçu le cetuximab (400 mg/m2 pour la 1re perfusion, puis 250 mg/m2 par semaine) plus l'irinotécan à la même dose et selon le même schéma que ceux avec lesquels il avait été observé une progression de la maladie. Les patients du groupe B ont reçu le cetuximab seul, avec la possibilité de passer à l'association de cetuximab et d'irinotécan lors de la progression sous monothérapie de cetuximab.

 

 

 Résultats

Sur 577 patients sélectionnés, 474 exprimaient l'EGFR (82 %). Trois cent vingt neuf patients ont été randomisés selon un rapport de 2/1, 218 patients ont été inclus dans le groupe A (75 femmes (F), 143 hommes (H), âge médian 59 ans, 89% avec un IK  ³ 80 %) et 111 dans le groupe B (46 F, 65 H, âge médian 58 ans, 86 % avec un IK ³ 80). Les événements indésirables de grade 3-4 les plus fréquemment observés dans le groupe A / le groupe B ont été : la diarrhée 20 % / 2 %, l'asthénie 13 % / 10 %, la leucopénie 11 % / 1 %, les éruptions cutanées 7 % / 4 % et les vomissements 6 % / 3 %. L'évaluation est basée sur une analyse radiologique indépendante du taux de réponse et de la survie sans progression. Au moment de cette analyse 70 % environ des événements affectant la survie sans progression et la survie globale se sont produits. Selon l'analyse en intention de traiter, le taux de réponse dans le groupe A a été de 23 % [IC95 % : 17-29 %], la survie médiane sans progression de 4,1 mois [IC95 % : 2,8-4,3] et la survie globale médiane de 8,6 mois [IC95% : 7,6-9,5] ; dans le groupe B, le taux de réponse a été de 11 % [IC95 % : 6 -18], la survie médiane sans progression de 1,5 mois [IC95 % : 1,4-2,0] et la survie globale médiane de 6,9 mois [IC95 % : 5,6-9,1]. La différence de réponse et de la survie médiane sans progression entre bras A et B était statistiquement significative.

 

 

 Conclusion

Le cetuximab est un médicament efficace en monothérapie et en association avec l'irinotecan dans le CCR métastatique réfractaire à l'irinotecan.

 

 


 

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