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Société Nationale Française de Gastro-Entérologie Envoyer à un ami Imprimer

Résumé selectionné

mercredi 7 avril 2004
Poster


Complications des gastrostomies endoscopiques percutanées chez les patients porteurs d'une sclérose latérale amyotrophique

C Trésallet(3) , V Cardot(3) , R Chollet(1) , F Thibault(3) , N Leforestier(2) , C Meninger(2) , Q Nguyen-Thanh(3) , F Menegaux(3)

(1) Service de Gastroentérologie et Cancérologie Digestive, CHU La Pitié, Paris Cedex 13
(2) Service de Neurologie, CHU La Pitié, Paris Cedex 13
(3) Service de Chirurgie Générale et Digestive, CHU La Pitié, Paris Cedex 13


Mots clés :
59 Nutrition Clinique
93 Complications
96 Estomac - Duodénum


 But

La sclérose latérale amyotophique (SLA) est une affection neurodégénérative altérant progressivement les neurones moteurs. Les patients présentent rapidement un état de dénutrition (15 à 20 % des cas) lié à une anorexie, des troubles de la déglutition et un hypercatabolisme. La gastrostomie endoscopique percutanée (GEPC) constitue actuellement la solution de renutrition privilégiée dans la SLA chez des malades dont la survie à 18 mois n'est que de 10 % dès lors que leur état nutritionnel impose un support entéral. Notre objectif était d'étudier la morbidité des GEPC chez ces patients.

 

 Patients et Méthodes

Sur 1000 patients suivis pour SLA, 37 % ont bénéficié d'une gastrostomie. Parmi ceux ci, 100 ont eu une GEPC, entre janvier 2000 et mars 2003. Dans les 2/3 des cas, il s'agissait de forme bulbaire de SLA. Le délais entre le début de la maladie et la GEPC a été en moyenne de 18 mois. Les incidents pendant et après la procédure ont été étudiés. Nous avons également recherché le devenir à long terme de ces patients.

 

 Résultats

Il n'y a eu aucune complication pendant la procédure elle-même. Cinq malades se sont compliqués (5 %) : trois dans un délai de 2 à 9 mois après la mise en place de la GEPC, avec deux nécroses cutanées en rapport avec une fuite autour du dispositif, et un décès brutal dans un contexte de douleurs abdominales non expliquées. Deux autres malades se sont compliqués au troisième jour d'une péritonite par désinsertion complète du dispositif percutané. Le premier a été opéré en urgence devant des signes de mauvaise tolérance clinique, sepsis grave et pneumopéritoine massif avec épanchement liquidien intrapéritonéal diffus au scanner : la GEPC a été retirée avec suture gastrique et confection d'une jéjunostomie d'alimentation. Les suites opératoires ont été simples sur le plan digestif mais il a été nécessaire de pratiquer une trachéotomie devant l'impossibilité de sevrage ventilatoire. La seconde avait également un pneumopéritoine massif au scanner. Sa tolérance clinique était excellente, un traitement médical exclusif (antibiothérapie, mise au repos du tube digestif) a donc été décidé. La GEPC a pu être réutilisée au 10ème jour. Ces deux patients sont vivants avec un recul de 4 et 5 mois.

 

 Conclusion

Les complications des GEPC chez les patients souffrants de SLA sont rares. Elles peuvent souvent être gérées médicalement, même en cas de pneumopéritoine massif. Ces complications ne doivent pas dissuader la mise en place d'une GEPC chez ces malades dénutris au pronostic sévère à moyen terme.

 


 

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