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Etude du polymorphisme des microsatellites mononucléotidiques BAT-25 et BAT-26 au niveau germinal dans une population de 97 sujets d'origine vendéenne
B Buecher(4) , C Delnatte(1) , I Maury(1) , L Gallet(5) , R Faroux(2) , JY Danielou(3) , JP Galmiche(4) , S Bézieau(5) Associaton des Gastroentérologues de Vendée (AGEV) (1) Service de Génétique Moléculaire, CHU Hôtel-Dieu, Nantes (2) Service d'Hépato Gastroentérologie, CHD Les Oudairies, La Roche Sur Yon (3) Association des Gastroentérologues de Vendée (AGEV), 19, rue des jardins, Les Sables D'olonne (4) Service d'Hépato Gastroentérologie, CHU Hôtel-Dieu, Nantes (5) Laboratoire d'Etude du Polymorphisme de l'ADN (LEPA), Faculté de Médecine, Nantes Mots clés :
IntroductionLa recherche d'une instabilité microsatellite (IM) fait partie de la stratégie diagnostique du syndrome HNPCC lorsque les critères d'Amsterdam sont incomplètement validés. A ce titre, il est recommandé d'associer à l'étude de 3 microsatellites dinucléotidiques, les 2 microsatellites mononucléotidiques BAT-25 et BAT-26. Outre leur grande sensibilité pour le diagnostic d'IM, ces derniers ont l'intérêt d'être réputés quasiment monomorphiques. Cette donnée est néanmoins mal documentée et des polymorphismes ont été rapportés dans une population de sujets d'origine africaine. L'objectif de notre étude était d'évaluer le polymorphisme des marqueurs BAT-25 et BAT-26 au niveau germinal dans une population de 97 sujets d'origine vendéenne ayant un antécédent personnel de cancer colorectal sporadique, inclus dans une vaste étude visant à identifier les facteurs génétiques de prédisposition à cette affection.
Patients et MéthodesUn prélèvement de 10 ml de sang était réalisé sur EDTA. Après extraction de l'ADN des lymphocytes, BAT-25 et BAT-26 étaient amplifiés par PCR multiplex au moyen d'amorces oligonucléotidiques spécifiques marquées avec 2 fluorochromes. Les produits d'amplification étaient secondairement génotypés sur ABI PRISMTM 310 (Applied Biosystems) et les résultats analysés au moyen du logiciel Genotyper 2.5.2 (Applied Biosystems).
RésultatsLe profil d'expression de BAT-25 correspondait dans la majorité des cas (n=96) au profil attendu, caractérisé par un allèle unique correspondant à une répétition de 25 nucléotides. Un variant allélique correspondant à une répétition de 19 nucléotides était néanmoins identifié dans 1 cas, associé à l'allèle majoritaire. Au contraire, BAT-26 était monomorphique, l'ensemble des individus de cette population présentant un allèle unique correspondant à une répétition de 26 nucléotides.
ConclusionConclusion : L'identification d'un variant allélique de BAT-25 au niveau germinal chez un individu de cette cohorte vendéenne remet en cause le caractère monomorphique, généralement admis, de ce marqueur. Elle démontre que son analyse simultanée et comparative à partir de l'ADN extrait du tissu tumoral et du tissu sain est nécessaire afin d'interpréter correctement le profil d'expression allélique observé au niveau tumoral lors de la recherche d'une IM.
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