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Société Nationale Française de Gastro-Entérologie Envoyer à un ami Imprimer

Résumé selectionné

mercredi 7 avril 2004
Poster


Biologie moléculaire du cancer épidermoïde de l'anus. Etude comparative des patients VIH positifs et VIH négatifs

P Gervaz(1) , B Wolff(1) , D Hahnloser(1) , S Thibodeau(2)

(1) Département of Colon & Rectal Surgery, Mayo Clinic, Rochester, USA
(2) Département of Molecular Pathology, Mayo Clinic, Rochester, USA


Mots clés :
52 Infections Par Le Vih, Sida
68 Côlon, Rectum
83 Biologie Moléculaire


 But

Les altérations moléculaires impliquées dans le développement des cancers épidermoïdes de l'anus (CE) demeurent peu étudiées. Chez les patients infectés par le VIH, ces tumeurs sont toujours associées à une infection par le virus du papillome humain (VPH). Cependant, outre l'intégration du VPH, la transformation maligne exige également la perte d'expression de certains gènes suppresseurs de tumeurs (TSG), le plus souvent par perte d'hétérozygotie (LOH). Le but de cette étude était de caractériser les LOH présentes dans les CE de patients VIH positifs, et de les comparer avec les anomalies chromosomiques observées chez les patients VIH négatifs.

 

 

 Matériels et Méthodes

 


Une technique de génotypage quantitative semi-automatique a permis de caractériser 28 CE (18 VIH négatifs et 10 VIH positifs). Nous avons utilisé 14 marqueurs microsatellites répartis sur les 6 chromosomes suivants (TSG associés) : 17p (p53) ; 18q (DCC) ; 13q (Rb) ; 11q ; 2q ; 5q (APC). Pour chaque loci, un logiciel a effectué la mesure précise du rapport d'intensité allélique entre le tissu normal et tumoral. Le seuil de perte d'hétérozygotie a été défini pour des valeurs supérieures à 1,5.

 

 

 Résultats

Au total, 47 délétions chromosomiques ont été retrouvées. Les délétions alléliques atteignaient le plus souvent les régions chromosomiques 11q (13 cas, dont 9 VIH négatifs) et 17p (9 cas dont 8 VIH négatifs). Il y avait significativement plus de LOH dans le groupe VIH négatif [38/108] que dans le groupe VIH positif [8/60] (Fisher's exact test, p = 0,002). Cette dichotomie était la plus marquée pour les régions chromosomiques 18q (VIH négatifs 7/18 contre VIH positifs 0/10, p = 0,03) ainsi que 17p (VIH négatifs 8/18 contre VIH positifs 1/10, p = 0,09).

 

 

 Conclusion

Les CE chez les patients infectés par le VIH sont caractérisés par une plus faible fréquence de perte d'hétérozygotie en comparaison avec les CE survenants chez des patients immunocompétents. Cette différence est observée surtout au niveau des chromosomes 17p (p53) et 18q (DCC). Elle pourrait s'expliquer par l'action délétère et persistante de certaines onco-protéines virales produites par VPH chez les patients immunodéprimés.

 

 


 

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