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Société Nationale Française de Gastro-Entérologie Envoyer à un ami Imprimer

Résumé selectionné

mercredi 7 avril 2004
Poster


La recherche de réarrangements génomiques des gènes de réparation de l'ADN doit être systématiquement intégrée au diagnostic moléculaire du syndrome HNPCC

F Di Fiore(6) , F Charbonnier(6) , C Martin(6) , S Frérot(6) , S Olschwang(2) , Q Wang(1) , C Boisson(2) , MP Buisine(3) , M Nilbert(4) , A Lindblom(5) , T Frebourg(6)

(1) Unité d'Oncologie Moléculaire, Centre Léon Bérard, Lyon
(2) INSERM U434, Hôpital Saint Antoine, Paris
(3) Laboratoire de Biochimie et Biologie Moléculaire, CHU de Lille, Lille
(4) Département of Oncology, University Hospital, Lund, Suede
(5) Département of Clinical Genetics, Karolinska Hospital, Stockholm, Suede
(6) Service de Génétique, CHU de Rouen et INSERM EMI 9906, Faculté de médecine et de Pharmacie, Rouen


Mots clés :
68 Côlon, Rectum
60 Biologie Moléculaire, Génétique
62 Dépistage, Prévention, Diagnostic


 Introduction

Le syndrome HNPCC (Hereditary non Polyposis Colorectal Cancer ou syndrome de Lynch) est actuellement, en France, le cancer colique héréditaire le plus fréquent. Ce syndrome résulte au plan moléculaire d'altérations constitutionnelles des gènes MMR (Mismatch repair) impliqué dans la réparation de l'ADN. L'identification clinique des familles HNPCC repose sur la mise en évidence de critères très précis (critères d'Amsterdam (AMS) [1]). Dans le syndrome HNPCC, les mutations ponctuelles des gènes MMR sont détectées dans 55 % des familles répondant aux critères d'Amsterdam (AMS+). L'analyse par QMPSF (Quantitative Multiplex PCR of Short Fluorescent Fragments) de familles AMS+, sans mutation détectable des gènes MSH2 et MLH1, nous avait permis d'identifier un réarrangement génomique (délétions ou duplication de un ou plusieurs exons) de MSH2 dans 20 % des cas. L'objectif de notre étude était d'évaluer précisément les fréquences des réarrangements génomiques des gènes MLH1 et MSH2 dans les familles AMS+  et AMS-.

 

 

 Patients et Méthodes

Nous avons intégré la QMPSF au diagnostic de routine du syndrome HNPCC et analysé à la recherche de réarrangements génomiques 332 familles (120 AMS+ et  212 AMS-) sans mutation ponctuelle détectable.

 

 

 Résultats

Nous avons identifié dans 43 familles (27 AMS+ (22 %) et 16 AMS- (8 %)), 19 délétions exoniques distinctes et 2 cas de duplications de MSH2. Le scanning par QMPSF de 50 Kb de la région 5' UTR a révélé 7 points de cassure et indiqué que les mêmes délétions exoniques résultaient d'évènements mutationnels différents. L'analyse de MLH1 par QMPSF dans 192 familles (86 AMS+ et 106 AMS-), a détecté dans 6 familles AMS+ (7 %) et 3 familles AMS- (3 %), 7 délétions exoniques de MLH1. Nous avons constaté que l'extinction sélective d'une protéine MMR dans la tumeur était hautement prédictive du gène altéré.

 

 

 Conclusion

Les réarrangements de MSH2 sont remarquablement hétérogènes et retrouvées dans au moins 10% des familles AMS+, ce qui justifie d'inclure leur recherche dans le diagnostic de routine du syndrome HNPCC. Si les réarrangements de MLH1 sont plus rares, il convient de les rechercher dans les familles AMS+, dès lors que marquage immunohistochimique de la tumeur a révélé une extinction sélective de la protéine MLH1.

 

 


 

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