Résumé selectionné |
||||
|
||||
Caractéristiques épidémiologiques, histologiques et pronostiques des tumeurs intracanalaires papillaires et mucineuses du pancréas (TIPMP) en fonction du type d'atteinte canalaire
P Bernard(2) , B Napoléon(2) , F Pilleul(2) , JY Scoazec(1) , C Partensky(2) (1) Laboratoire d'Anatomie et de Cytologie Pathologiques, Hôpital Edouard Herriot, Lyon (2) Fédération des Spécialités Digestives, Hôpital Edouard Herriot, Lyon Mots clés :
IntroductionLe but de ce travail était d'étudier les particularités épidémiologiques, histologiques et le pronostic des TIPMP en fonction du type atteinte canalaire selon qu'il existait une atteinte limitée à un ou plusieurs canaux secondaires (CS) ou une atteinte du canal principal (isolée ou associée à une atteinte des canaux secondaires) (CP).
Patients et MéthodesD' août 1985 à août 2003, 57 patients (31 hommes et 26 femmes, âgés en moyenne de 61 ± 11 ans) ont été traités par pancréatectomie pour TIPMP. Les coupes histologiques ont été revues. L'examen anatomopathologique a conclu à 17 formes CS et à 40 formes CP. Aucun patient n'a été perdu de vue (recul moyen de 3,7 ans).
RésultatsPar rapport au groupe CP, le groupe CS comprenait plus de femmes (71 % versus 35 % ; p < 0,02) et une moyenne d'âge inférieure (57 ± 10 versus 64 ± 10 ans ; p < 0,02). Les carcinomes (avec ou sans invasion) étaient moins fréquents dans le groupe CS (47 versus 87 % ; p < 0,01). Les carcinomes invasifs étaient présents dans 23 % des formes CS versus 50 % des formes CP (p = 0,06). Une atteinte ganglionnaire était présente chez 1 patient du groupe CS et 3 patients du groupe CP (NS). Cinq totalisations de la pancréatectomie étaient réalisées au cours du suivi, 4 fois dans le groupe CP et une fois dans le groupe CS (NS). La survie à 5 ans du groupe CS était de 82 % versus 70 % pour le groupe CP (NS). La survie à 5 ans du groupe CS liée à l'évolution de la TIPMP était de 94 % versus 86 % pour le groupe CP selon Kaplan-Meier (NS).
ConclusionLes formes de TIPMP de type CS sont plus fréquentes chez les femmes et présentent un moindre risque de dégénérescence par rapport aux formes de type CP. Toutefois, elles présentent un risque de cancérisation sur un mode invasif dans 23 % des cas. La réputation de relative bénignité des formes de type CS doit être remise en question.
|
| ©
SNFGE, |