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Etude pilote de la tolérance et de l'efficacité de l'association irinotecan-cisplatine dans le traitement des cancers de l'osophage localement évolués
O Rigal(1) , F Di Fiore(3) , J Jacob(2) , L Moise(3) , S Seng(1) , B Vié(2) , B Paillot(3) , P Michel(3) (1) CLCC Henri Becquerel, Rouen, Rouen (2) CLCC Francois Baclesse, Caen (3) Service d'Hépato Gastroentérologie, CHU Ch. Nicolle, Rouen Mots clés :
IntroductionLe traitement médical des cancers de l'osophage localement évolués repose sur une radio-chimiothérapie concomitante exclusive associant 5FU-cisplatine à une irradiation externe continue de 50 Gy [1]. Une étude de phase I a étudié la faisabilité de l'association innovante irinotecan-cisplatine-radiothérapie dans le traitement des cancers de l'osophage localement avancés [2]. Le but de l'étude était d'évaluer la tolérance et l'efficacité de l'association irinotecan-cisplatine-radiothérapie dans le traitement des cancers de l'osophage localement évolués.
Patients et MéthodesLe schéma de traitement utilisé associait 4 cures de chimiothérapie néo-adjuvante (cisplatine 30 mg/m2 et irinotecan 60 mg/m2 à J1-J8-J22-J29) suivies de 4 cures de radio-chimiothérapie concomitante (cisplatine 30 mg/m2 et irinotecan 60 mg/m2 à J43-J50-J64-J71 + 50 à 54 Gy). Ont été traités selon ce schéma, des patients ayant un cancer de l'osophage non métastatique, histologiquement prouvé, sans traitement préalable. Le stade tumoral a été estimé selon la classification de Wurtz (1988). Le recueil des toxicités induites a été réalisé selon les critères cliniques et biologiques de l'OMS. L'évaluation de la réponse au traitement a été réalisée 10 semaines après la radiothérapie. Une réponse complète a été retenue devant la disparition macroscopique et histologique de la tumeur oesophagienne et l'absence de lésion extra-osophagienne à la tomodensitométrie thoraco-abdominale.
RésultatsUn total de 14 malades a été inclus sur deux centres entre janvier 2001 et avril 2003. L'âge moyen des malades était de 62 ans et 84 % étaient OMS I. La dysphagie était de grade 2-3 (score d'Atkinson) dans 72 % des cas et une tumeur sténosante a été observé pour 70 % des malades. Les tumeurs ont été classées T1-T2 et T3-T4 dans 7 % et 93 % des cas respectivement. Soixante-douze % des malades ont réalisé la totalité du schéma de traitement initial. Les toxicités de grade 3-4 relevées étaient : une neutropénie dans 36 % des cas, et une diarrhée dans 7 % des cas. Aucun décès toxique n'a été observé. Sur les 10 malades évalués, 5 ont eu une réponse complète (50 %), 3 ont eu une réponse partielle (30 %), 1 était stable et 1 en progression.
ConclusionLes résultats de cette étude pilote justifient la réalisation d'une étude de phase II évaluant précisément l'efficacité de cette nouvelle association.
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