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Société Nationale Française de Gastro-Entérologie Envoyer à un ami Imprimer

Résumé selectionné

mercredi 7 avril 2004
Communication Orale


Efficacité des prothèses coliques métalliques expansives dans les obstructions néoplasiques colorectales

JB Ngomirakiza(1) , N Pichon(1) , JF Vincensini(1) , F Cessot(1) , B Pillegand(1) , D Sautereau(1)

(1) Service de Gastroentérologie, CHU Dupuytren, Limoges


Mots clés :
63 Traitement, Pronostic
92 Thérapeutique
98 Côlon - Rectum


 Objectif

Evaluer l'efficacité, la durée de fonctionnement et les complications des prothèses coliques métalliques expansives en traitement palliatif ou pré-opératoire chez les patients admis pour obstruction colique sur néoplasie.

 

 

 Patients et Méthodes

Entre janvier 2001 et septembre 2003, 25 patients ont nécessité la mise en place d'une prothèse colique sur obstruction colique néoplasique. Il s'agissait de 8 femmes et 17 hommes d'âge moyen 77 ans (extrêmes : 41-91). La mise en place des prothèses a été possible chez 22 patients (88 %), 1 patient ayant bénéficié de la pose de deux prothèses. Trois échecs (12%) sont à noter. La pose était réalisée en urgence sur occlusion aiguë pour 6 patients et différée pour 16 patients. Le délai moyen entre la découverte de la néoplasie et la pose de la prothèse était de 19 jours (extrêmes : 0-150). Le largage de la prothèse était contrôlé par endoscopie seule dans 8 cas ou associée à la radiologie dans 15 cas. Les prothèses utilisées étaient des Wallstent (14) et Ultraflex (9) Microvasive® (Boston Scientific). Dix examens étaient réalisés sous sédation et 15 sans sédation.

 

 

 Résultats

Le siège de la néoplasie était recto sigmoïdien dans 21 cas (84 %), colique gauche dans 1 cas (4 %), colique transverse dans 2 cas (8 %) et colique droit dans 1 cas (4 %). Il s'agissait de 22 adénocarcinomes étendus (88 %), 1 carcinome neuro-endocrine (4 %) et 2 adénomes tubulo villeux avec dysplasie sévère et foyers de carcinome in situ. La levée de l'obstruction était constatée dans 100 % des cas. L'abdomen sans préparation réalisé 24 heures après la pose montrait une expansion complète de la prothèse dans tous les cas. Les complications précoces étaient la migration de la prothèse dans 1 cas (4,4 %) et la perforation du colon par la prothèse dans un cas (4,4 %). sept patients ont subi une colectomie secondaire programmée en un temps (délai moyen entre la pose de la prothèse et la chirurgie : 7 jours; extrêmes : 2-10) et 15 patients ont conservé leur prothèse à titre palliatif. Une amélioration de la qualité de vie était objectivée chez 13 des patients ayant bénéficié d'une prothèse à titre temporaire ou définitif (59 %). Huit des patients ayant bénéficié de la pose d'une prothèse sont décédés à ce jour avec une durée moyenne de survie de 119 jours (extrêmes : 6-240).

 

 Conclusion

La mise en place d'une prothèse colique dans l'urgence devant un tableau d'occlusion aiguë sur néoplasie en vue de réaliser une chirurgie en un temps après levée de l'occlusion fait actuellement l'objet d'un protocole d'étude par la SFED mais localement le bénéfice semble indéniable. La mise en place d'une prothèse à visée palliative améliore la qualité de vie du patient. Le taux d'échec est de 12 % et le taux de complications de 8,7 %. La durée de fonctionnement sans complications est en moyenne supérieure à trois mois.

 

 


 

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